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Bruxelles en 14-18 : La guerre au quotidien - Les Cahiers de la Fonderie
door Collectif
Paperback / 68 bladzijden / uitgave 2005
taal (talen) : frans
nummer : 32
afmetingen : 295 (h) x 210 (b) x 5 (dk) mm
gewicht : 285 gram
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Que reste-t-il de la Première Guerre mondiale ? Des Images de tranchées boueuses. Le souvenir de dizaines de milliers de soldats plongés pendant plusieurs années dans des conditions de vie atroces. Les représentations de ces hommes absurdement fauchés par un tir ennemi pour avoir tenté de gagner ou de défendre quelques mètres carrés de terre. Toutes ces représentations sont entretenues aujourd’hui encore par de nombreux films et romans, illustration de l’intérêt du grand public pour ce conflit d’un autre temps. Songeons au succès du récent film Un long dimanche de fiançailles ou encore aux très beaux romans du Belge Xavier Hanotte.

Un peu partout dans le pays, et à Bruxelles en particulier, des centaines de monuments, stèles, statues, rues et jusqu’au nom d’un prestigieux hôpital ucclois rappellent le souvenir de ces trop nombreux civils et militaires dont la vie fut soudain happée par ce terrible conflit.

Au-delà de ces témoignages qui, chacun à leur manière, illustrent les tragédies humaines qui accompagnèrent cette guerre, les années 1914 à 1918 constituent une césure majeure dans l’évolution sociale, politique, économique, culturelle et intellectuelle de la Belgique. Elles signifient la fin du long XIXe siècle car c’est un autre pays, défiguré mais aussi profondément bouleversé par l’expérience du conflit qui émerge à la fin de l’année 1918. La guerre ne s’est donc pas uniquement jouée dans les tranchées de l’Yser, elle marque aussi, dans son vécu quotidien, la plus grande partie de la population belge, ébranlant au passage quelques-uns des fondements de la société traditionnelle. Le cas de Bruxelles est emblématique. Si à la différence de nombreuses autres cités belges, la capitale n’eut guère à souffrir de destructions majeures (c’est sans véritable combat que, le 20 août 1914, les troupes allemandes pénètrent au cœur de la ville) par contre, sa population sera rudement touchée par quatre longues années d’occupation. L’expérience de Bruxelles est d’autant plus intéressante qu’il s'agit de la seule capitale et de la plus grande ville occidentale occupée tout au long du conflit. Son étude permet de comprendre ce que signifie, très concrètement, vivre dans une ville occupée. C’est l’un des objectifs des articles réunis ici qui proposent un regard nouveau et original sur quelques aspects de Bruxelles en 14-18, démontrant chacun à leur manière, comment la nouvelle réalité créée par le conflit bouleverse les codes traditionnels et oblige l'ensemble de la population à repenser son rapport à la cité mais aussi aux autres. La ville qui avait toujours été très ouverte vers l’extérieur se voit soudain coupée du monde, obligée de ne compter que sur ses propres ressources, déjà fortement amputées par les réquisitions de toute nature imposées par l’occupant.

Vivre (ou survivre) à Bruxelles en 14-18 devient un combat de tous les instants. La pénurie de denrées alimentaires engendre de longues et fastidieuses files devant les rares magasins ouverts ; elle oblige les ménagères à rivaliser d’imagination pour accommoder les restes et tenter de faire des miracles culinaires. Mais surtout, autre grande nouveauté, le manque de nourriture ne touche pas que les seuls indigents, les classes moyennes elles-mêmes doivent avoir recours aux secours publics, une expérience tout à fait inédite!
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