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Les Cahiers de la Fonderie : Bonbons, pralines, esquimaux, chocolats
door Collectif
Paperback / 64 bladzijden / uitgave 1991
taal (talen) : frans
uitgever : La Fonderie
nummer : 11
afmetingen : 296 (h) x 210 (b) x 5 (dk) mm
gewicht : 215 gram
BESCHIKBAAR
zeer goede staat
11,95 EUR
referentie : 1014207
Alle prijzen zijn BTW inbegrepen
En paraphrasant Charlie Chaplin, il faudrait peut-être plutôt parler des odeurs de la ville. Le contraste de la campagne ou de la montagne les rend plus perceptibles encore.

Pourtant, la ville de Bruxelles a eu ses parfums. Lorsque vous descendiez du Sablon vers la place du Vieux Marché, celui capiteux, entêtant, vaguement doucereux du café torréfié chez Jacqmotte vous prenait à la gorge. Désagréable peut-être. Pourtant, lorsque vous arriviez à la place Vandervelde et que rien ne se rappelait à votre vigilance olfactive, vous éprouviez comme un manque. Au contraire, quand il se précipitait à votre rencontre, vous étiez rassuré: il était au rendez-vous. Les choses étaient en place. En vous rapprochant, en plus du nez, la vue vous apportait, par la brume légèrement bleutée, la confirmation de l’activité traditionnelle.

En arrivant à la gare du Midi, le parfum du chocolat des usines Côte d’Or vous frappait d’emblée par sa puissance: «la puissance» du vrai chocolat. Doucereux, entêtant, écoeurant, lui aussi était attendu et lorsqu’il manquait au rendez-vous, vous étiez également déçu.

Il conviendrait d’évoquer aussi les odeurs des brassins à la gare de l’Ouest (Vandenheuvel) ou à Forest (Wielemans).

Les perceptions des habitants de ces quartiers étaient probablement différentes, nourries de plaintes ou d’accoutumances, de celles des visiteurs d'un moment. Du moins ces parfums caractéristiques témoignaient des palpitations de la ville en pleine activité.

La désindustrialisation de Bruxelles, toujours en cours, nous prive désormais de ces sensations fortes. Après la fermeture des brasseries, celle de Jacqmotte, absorbé, transféré par Douwe Egberts, c’est au tour de Côte d’Or, racheté par le tabac américain Philip Morris, de déménager. Tous deux ont gagné le plat pays flamand qui s’enrichit de ces nouvelles senteurs, plus diffuses dans l’espace semi-rural des environs de Bruxelles que dans la ville.

Neuhaus a aussi déménagé, hors de notre région, à Vlezenbeek (à côté d’Anderlecht). Je ne sais si les patients d’Erasme profitent de ses effluves ou si la production moderne limite ce type de conséquence.

Du moins ce numéro des Cahiers de La Fonderie, consacré au chocolat, doit-il nous permettre de retrouver certaines sensations, agréables certainement. Nostalgie savoureuse qui nous rappelle pourquoi Bruxelles a trouvé dans le chocolat de qualité l’une de ses images de marque les plus connues et les plus appréciées dans le monde.

Goûtez-le donc lentement, précieusement, au long d’une chaude soirée d’hiver au coin du feu. Bon appétit, Messieurs-Dames.
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