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Guide Bruxellois des Retables
door Collectif
Paperback / 160 bladzijden / uitgave 2000
taal (talen) : frans
uitgever : Tempora
ISBN : 2930236078
EAN : 9782930236070
afmetingen : 220 (h) x 140 (b) x 13 (dk) mm
gewicht : 348 gram
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Les retables brabançons sculptés à volets peints

Aux XVe et XVIe siècles, les Pays-Bas méridionaux s'illustrent dans la production de retables sculptés à volets peints. Ces oeuvres, qui se distinguent par leur grande qualité d'exécution, susciteront un attrait particulier auprès des cours princières, des ordres religieux et de la bourgeoisie. Certains font l'objet de commandes et de contrats - dès lors, leur iconographie répond souvent à une demande spécifique du patron -, d'autres sont acquis sur les marchés.

A partir du dernier quart du XVe siècle et surtout au début du XVIe, la demande toujours croissante de retables entraîne le développement d'un marché sans précédent qui nécessite une réorganisation des ateliers. Apparaissent alors, des normes de standardisation pour les diverses parties des retables et une distribution complexe du travail entre les différents intervenants au sein de ces ateliers. Comme les inventaires d'atelier et les testaments le révèlent, des stocks d'œuvres, entièrement ou partiellement terminées, sont constitués par les artisans pour être soumis au choix de l'acheteur ou être vendus sur un des marchés de l'art, le plus célèbre étant le Pand de l'église Notre-Dame à Anvers fondé en 1460.

Bien qu'ils soient produits aussi dans d'autres villes des anciens Pays-Bas, les retables proviennent principalement des ateliers bruxellois, anversois et malinois. Très appréciés pour leur caractère narratif illustrant de manière expressive les thèmes religieux les plus répandus de la Vie de la Vierge et du Christ, en particulier les scènes de l'Enfance et de la Passion, ainsi que les Vies des saints, ils alimentent le florissant marché de retables d'autel à usage privé ou destinés à l'exportation.

Au XVe siècle, Bruxelles constitue le premier centre producteur de retables, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Les Retables de la Crucifixion de Hakendover (ca. 1400-1410) et deDortmund(a. 1415) sont de remarquables exemples d'un art qui acquiert très vite une renommée telle, qu'il va être exporté dans toute l'Europe suivant les routes commerciales.

Dans le dernier quart du XVe siècle, se développe la production de retables anversois qui, à partir de 1500, se met à concurrencer celle de Bruxelles.

Si le retable est une œuvre collective qui doit être appréhendée comme un tout (les rapports stylistiques et iconographiques, d'espace et de composition entre les divers éléments étant nombreux), il est néanmoins constitué de l'assemblage d'éléments qui sont le fruit de spécialisations : on distingue le travail des huchiers, menuisiers, sculpteurs de figures et d'architectures, des peintres et des polychromeurs. Une telle collaboration est coûteuse, le retable représente donc une valeur marchande et un risque financier pour celui qui l'achète et le vend. Comme tel, il demande à être contrôlé. C'est pourquoi, le magistrat de la ville de Bruxelles décide, dès 1454, de faire apposer des marques de garantie et d'établir une série de règles sous forme d'ordonnances. Les marques frappées au fer révèlent non seulement la provenance du retable, mais garantissent aussi la qualité des matériaux et du travail à chacune de ses étapes. Elles ont une signification socio-économique car elles ...
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