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Le Patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie, volume 23/2 : Hainaut - Arrondissement de Soignies
door Collectif
Gebonden / 966 bladzijden / uitgave 1997
taal (talen) : frans
uitgever : Mardaga
nummer : 23/2
ISBN : 2870096410
EAN : 9782870096413
afmetingen : 220 (h) x 160 (b) x 40 (dk) mm
gewicht : 1115 gram
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35,95 EUR
referentie : 1016087
Alle prijzen zijn BTW inbegrepen
Inscrit dans le bas-plateau hainuyer, l'arrondissement de Soignies offre au regard des reliefs plutôt calmes, où se faufilent de nombreux ruisseaux appartenant aux bassins de la Senne et de la Sennette ainsi que de la Dendre au N.O. Cette irrigation est propice aux herbages, que cette région limoneuse fait alterner en proportion quasi équivalente avec les terres cultivées, laissant aux bois des surfaces nettement plus réduites.

Espace essentiellement rural jalonné de fermes pour la plupart petites et moyennes, l'arrondissement s'articule, hormis dans sa partie méridionale, autour de petites villes d'origine médiévale, qui se sont créées à proximité d'une collégiale (Soignies), d'une abbaye (Le Rœulx) ou d'un château (Braine-le-Comte, Enghien, Lessines). Ainsi traditionnellement tournée vers les travaux agricoles, l'élevage et le commerce, la région est aussi un «pays de pierre» : calcaire carbonifère (connu comme «pierre bleue» ou «petit granit») à Soignies et aux Ecaussinnes, porphyre éruptif à Lessines, grès aux Ecaussinnes encore et à Horrues. L'exploitation à plus grande échelle de ces carrières, à partir du XVIIIe siècle surtout, ainsi que la mise en place d'un réseau assez dense de voies de communication ont eu de claires répercussions sur le plan urbanistique, sans toutefois mettre en péril l'héritage paysager, comme c'est le cas dans le bassin du Centre, où l'industrie lourde et manufacturière a donné naissance à une large conurbation autour de la Louvière.

La richesse et la diversité du patrimoine bâti de l'arrondissement permettent de retracer près de mille ans d'architecture dans ce coin du Hainaut. Pour l'époque romane, la collégiale Saint-Vincent de Soignies constitue un témoin précieux de l'art des XIe et XIIe s., remarquable par son ampleur et son authenticité. L'architecture religieuse permet aussi une approche de l'art gothique (Xllle-XVIe s.) évoluant sous différentes influences régionales : tournaisienne, puis brabançonne, enfin - et surtout - hainuyère. Les styles Renaissance et baroque ne font, par contre, qu'une apparition timide et épisodique sur cette terre acquise aux formes gothiques, qui persistent pratiquement jusqu'à l'apparition du classicisme. La même fidélité aux formules constructives qui ont fait leurs preuves s'exprime, pour l'architecture civile, à l'égard du type traditionnel, illustré notamment, pour ne citer que les exemples les plus prestigieux, par l'Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines ou la cour intérieure des châteaux de Lalaing et de la Follie aux Ecaussinnes.

Au XVIIIe s., époque d'intense activité constructive, l'arrondissement s'ouvre au classicisme français, sans doute d'abord à Enghien, où les pavillons de la cour d'honneur du château dénotent l'influence du style Louis XIV. Ils introduisent aujourd'hui le Parc communal, dit d'Arenberg, chef-d'œuvre de l'architecture paysagère au XVI le siècle, où les splendides pavillons «chinois» et «des Sept Etoiles» constituent des haltes obligées. Cela dit, le classicisme est assimilé ici de manière toute provinciale, notamment sous la forme du «type tournaisien», qui s'adapte à toutes les constructions, des plus humbles aux plus élégantes, l'abondance de pierre bleue taillée et sculptée en motifs Louis XV et Louis XVI faisant la différence. Le majestueux château des Princes de Croy au Rœulx lui-même n'hésite pas à y recourir pour l'édification de ses ailes en retour. L'architecture religieuse s'y ressource elle aussi pour reconstruire, à deniers comptés, de multiples églises devenues trop vétustes.

L'exploitation industrielle des carrières et des charbonnages ainsi que l'expansion démographique qui marquent le XIXe s. contribuent largement à donner au bâti de l'arrondissement une allure désormais à prédominance néo-classique, en multipliant les habitations ouvrières, les bâtiments industriels et les infrastructures publiques. La cité de Bois-du-Luc constitue l'exemple le plus remarquable de ce phénomène. Bien vite, la bourgeoisie affirme sa préférence pour l'éclectisme et les styles «néo» plus «imposants», tandis que le néo-gothique préside à la (re)construction de multiples paroissiales réclamées par des populations accrues. En marge de ce qui précède, une architecture résolument fonctionnelle, mettant en œuvre les matériaux et les techniques les plus «modernes» à la fin du XIXe siècle, est magistralement représentée par les Ascenseurs du Canal du Centre, une référence reconnue en matière d'archéologie industrielle.
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