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Les vivants et leurs morts : Art, croyances et rites funéraires dans l'Ardenne d'autrefois
Paperback / 288 bladzijden / uitgave 1989
taal (talen) : frans
ISBN : 287193083X
EAN : 9782871930839
afmetingen : 296 (h) x 210 (b) x 25 (dk) mm
gewicht : 1275 gram
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Le cheminement du Musée en Piconrue en ses trois ans d’existence, de travaux matériels, d’expositions et d’études a permis de situer les objectifs successifs qu'il se proposait.

Le patrimoine d’art religieux, dont le sauvetage et la conservation devenaient et restent une nécessité, fut mis à l’honneur en 1986 et 1987 sous les thématiques des «Protecteurs et Guérisseurs d’Ardenne» et des «Trésors d’Ardenne».

Si la statuaire en fut le fondement, il est bien sûr d’autres trésors en péril, tels, de façon non limitative, le vêtement liturgique, l’orfèvrerie, le mobilier, le vitrail et le livre. Ces centres d’intérêt méritent eux aussi une attention particulière, une recherche et un dépoussiérage vigoureux dans l’intérêt de toute notre mémoire collective. Le chemin à parcourir sera aussi long que pourra être féconde l’imagination dans la redécouverte de notre enracinement.

Parallèlement à la mise en valeur permanente, au Musée en Piconrue, de ces aspects de notre passé, l’année 1988 fut consacrée à un des arts religieux populaires qu’est la statuaire de porcelaine. L’imagerie, parmi d’autres, sera un des prochains thèmes abordés.

La sauvegarde du patrimoine d’art populaire de notre région est une tâche impérieuse certes mais vaine si elle se limitait à la seule conservation. Les rites, coutumes et croyances qui donnent vie à ce trésor figé, restituent à l’homme et à sa quête d’essence et d’existence la place primordiale dont le patrimoine n’est que témoignage. Ainsi le Musée s’inscrit dans un cycle d’études sur les rites et coutumes souvent initiatiques des différents âges de la vie.

Le chemin de la naissance à la mort était jusqu’à présent suggéré dans l’ordre de présentation des collections au Musée.

Les saints protecteurs et guérisseurs continuent sans doute à accomplir leur tâche lénifiante vis-à-vis de ceux qui les invoquent; mais au bout de la route, ils ne peuvent plus que soulager l’angoisse et aider à passer le gué dans l’espérance.

C’est une étude et une exposition sur la dernière étape de la vie que le Musée en Piconrue propose cette saison. Ainsi cette quatrième année aura bouclé, en un timide cercle concentrique, une approche de développements ultérieurs.

Diverses raisons nous ont poussés, paradoxalement, à entamer ce cycle par le dernier âge.

Nombre de livres et d’essais actuels sur le thème de la mort ne sont probablement pas l’effet du hasard ni le cri d'une mode provocatrice. Il est indéniable que les attitudes de la société devant l’inéluctable se sont modifiées en peu de temps. Le Concile Vatican II n’a-t-il pas élaboré un nouveau sacramentaire où l’ex-trême-onction devient Ponction des malades? Le cérémonial d’antan, qui entourait la mort et le deuil, a été mis en veilleuse plus vite que d’autres rites. Les témoignages de ce cérémonial, de l’annonce, du glas, du port du deuil entre autres, deviennent de moins en moins nombreux et récalcitrants comme devant un phénomène de rejet. Peut-être est-ce la raison de la hâte des chercheurs, sociologues ou folkloristes, de ne pas perdre la trace de ce qui semble s’effacer.

On enterre moins vite les souvenirs heureux, de la naissance au mariage; et leur évocation en paraît plus aisée et attirante. Nous suggérons ces thèmes dans des expositions ultérieures car on conserve plus longtemps dans ses souvenirs la robe de mariée que le vêtement de deuil.

Parallèlement au souhait du Musée d'évoquer cet âge ultime de la vie, la Commission royale belge de Folklore avait lancé une enquête populaire sur les rites mortuaires. Nous avons voulu donner corps à ces recherches dans le cadre de l’Ardenne et de ses régions cousines dans la province de Luxembourg. Nous remercions la Commission pour sa collaboration efficace.

Le thème de la mort est d’une richesse telle qu’il est impossible de le cerner en profondeur. Aussi le visiteur nous pardonnera de n’avoir pu qu’aborder superficiellement un mystère insondable dont ne parlent que ceux qui restent. C’est là aussi la raison du titre donné à cette exposition qui, en son genre, est une première dans nos régions : «Les Vivants et leurs Morts». Ces vivants se détournent, démunis devant l’événement et devant l’au-delà, et la vie continue.

Le présent album, nous le devons à de nombreux collaborateurs et auteurs d’articles qui ont travaillé [...]
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