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La Batte d'hier et aujourd'hui
Hardcover / 96 bladzijden / uitgave 1990
taal (talen) : frans
uitgever : Libro-Sciences
afmetingen : 285 (h) x 210 (b) x 10 (dk) mm
gewicht : 550 gram
BESCHIKBAAR
zeer goede staat
8,95 EUR
referentie : 1020262
Alle prijzen zijn BTW inbegrepen
Le dimanche matin, c'est dès huit heures du matin, qu'été comme hiver, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il fasse soleil, les premiers marchands viennent s'installer sur la Batte.

Toute circulation automobile est déjà neutralisée sur les quais de la rive gauche de la Meuse, du pont Kennedy au quai Saint-Léonard. C'est un peu comme si ce quartier de la ville revêtait ses habits du dimanche...

Alors, le rite de la Batte peut commencer, à la façon d'une pièce de théâtre bien réglée dans laquelle chacun joue son rôle sans défaillance.

Sur le quai Roosevelt, le long des murs de l'universitaire — l'ancien collège des jésuites — les brocanteurs étalent sur le sol leurs toiles et les ensevelissent sous des monceaux d'objets hétéroclites qui, tout à l'heure, feront le bonheur des amateurs, souvent venus d'au-delà des frontières, d'Allemagne ou des Pays-Bas.

Au quai Sur-Meuse, juste après la Passerelle, devant la Grand'Poste qui, plantée dignement, telle un garde flegmatique, paraît contempler tout cela avec détachement, la brocante se mêle aux premières baraques à nourriture.
Longtemps on ne trouva ici que des frites. Mais aujourd'hui, cosmopolitisme oblige, la restauration a pris des allures de bazar international. Du hot-dog au rouleau de printemps vietnamien, en passant par les pitas et autres spécialités orientales.

Les marchands de disques et de livres commencent aussi à s'installer à cet endroit de la Batte, et les rengaines au goût du jour emplissent l'air de leurs accents criards, souvent repris à mi-voix par les badauds. Au bord du fleuve, là où se dressait jadis le port de Chéravoie, on trouve plutôt des fleuristes et des vendeurs de plantes.

Ici, c'est le règne des exclamations, des appels au chaland. «Ne ratez pas l'occasion! » «Aujourd'hui, trois pour le prix de deux! »... Emprisonnée derrière ses hauts murs, la Meuse semble passer au large de cette agitation, indifférente, quoique complice. Car enfin, si le fleuve n'était pas là, la Batte n'existerait même pas.

Après le vaste espace offert aux marchands le long du quai Sur-Meuse, voici le « goulot » de la Batte, le lieu de passage obligé pour les badauds, un endroit rêvé pour les commerçants, juste sous le pont des Arches. Bien sûr, on dispose de moins de lumière que sur le reste du marché, mais le pont offre un toit bien commode en cas d'intempéries, particulièrement à la mauvaise saison. En ce lieu «stratégique» de la Batte se pressent les marchands de volaille. Ce ne sont que cris de coqs, de poules et de canards. Ce ne sont que piaillements de poussins entassés par dizaines dans des boîtes minuscules. Sans oublier les lapins blottis dans leurs cages. Avec la chambre de réverbération constituée par la première arcade du pont, les bruits, ici, paraissent démesurés.

Mais voici déjà le pont des Arches derrière nous et, à peine a-t-on le temps de s'en rendre compte que le petit quai de la Ribuée est dépassé. Il laisse la place au paysage sans doute le plus connu de la Batte : le quai de la Goffe avec, sur la gauche, la vieille halle aux viandes, pour ainsi dire à l'ombre [...]
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