Dans
L'Été ambigu de 1940, Désiré DENUIT, ancien rédacteur en chef du journal « Le Soir», évoquait, d'après ses carnets, les mois mouvementés qui précédèrent l'invasion de mai 1940 et ceux qui suivirent immédiatement le grand exode. Il annonçait une suite à cette chronique. La voici : « Le Village dans la guerre ou la vie sous l'occupation ».
Pour écrire ce nouvel ouvrage, Désiré Denuit a utilisé, souvent transcrits tels quels, les carnets où il notait presque quotidiennement les faits, menus et importants, qu'il vivait dan? un petit village du Brabant wallon où lui arrivaient les échos de l'horrible tragédie qui secouait les peuples. C'est une manière de fresque de la vie sous l'occupation, quand les principaux soucis étaient de trouver à manger et à se chauffer, à se garer des coups de l'ennemi et à lui faire la nique dans la résistance, cependant que la guerre se développait dans le monde, avec ses jours de désespérance et ses flambées d'espoir.
Ce livre complète ainsi « L'Été ambigu de 1940 ». Les deux œuvres s'inscrivent dans la suite de «
Vie d'un village » (Prix Spaelant de la province de Brabant et Prix Garnir de l'Académie royale) et de «
Blanches Dames d'Aywiers » (Prix Carton de Wiart de l'Académie royale), qui ont pour cadre une localité avenante et pittoresque du roman pays.
A la Libération, le prix Goncourt fut attribué à Jean-Louis Bory pour son livre «
Mon village à l'heure allemande ». Désiré Denuit a évoqué, lui aussi, la vie sous l'occupation nazie dans un village, non pas de la Beauce, mais du Brabant wallon, qui pourrait être pris comme symbole.