Depuis cinquante ans, tout a été dit. Et rien n'a été retenu.
Des historiens, des littérateurs, des romanciers, des cinéastes ont écrit, peint, chanté l'événement « clé » du XXe siècle : LE DÉBARQUEMENT EN NORMANDIE.
Imaginez un instant qu'il eût été raté ? Nous serions peut-être dans un « Ordre Nouveau » dirigé par des dictateurs qui avaient inventé les camps de concentration.
Tout le monde connaît LE JOUR LE PLUS LONG. Le livre complété par le film, a fait de son auteur, Cornélius Ryan, une célébrité dont la renommée fut ébréchée par « Un pont trop loin ».
Les écoles de guerre du monde entier sont venues voir ces plages qui furent ensanglantées en juin 1944. Un malin a fait fortune au quarantième anniversaire, en achetant une dune au Canton concerné et en revendant le sable en petits sachets-cadeaux pour les nombreux touristes d'Outre-Atlantique. D'innombrables musées s'éparpillent de la Vire à l'Orne et des monuments jalonnent les routes de la Libération jusqu'à Bruxelles.
Mais qui sait que des BELGES ont participés à cette aventure ? A part les descendants des participants qui sont actuellement septuagénaires, la grande majorité de la jeunesse ignore que nous en étions.
Oui, 2.200 des nôtres ont libéré les côtes du Calvados entre l'estuaire de l'Orne et celui de la Seine. Le jour même du débarquement ce « D » DAY devenu légendaire, des Belges se trouvaient dans les avions qui écrasaient les colonnes de chars allemands et sur les bateaux qui pilonnaient les défenses côtières.
A l'école ? On ne leur a jamais dit.

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