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La musique flamande dans la société des XVe et XVIe siècles
Gebonden / 344 bladzijden / uitgave 1965
taal (talen) : frans
uitgever : Arcade
afmetingen : 304 (h) x 270 (b) x 46 (dk) mm
gewicht : 2430 gram
BESCHIKBAAR
zeer goede staat
geen stofomslag of cassette
24,95 EUR
referentie : 1006407
Alle prijzen zijn BTW inbegrepen
On pourrait se demander s'il est justifié de parler d'une musique flamande au XVe et au XVIe siècle, car à vrai dire le terme "flamand" recouvre une réalité complexe. Dans le cadre de la Belgique actuelle, il sert à désigner des hommes unis par une communauté de langue.

Cependant sa signification historique peut être à la fois plus restreinte lorsqu'il renvoie aux habitants de l'ancien comté de Flandre, et plus large lorsqu'il qualifie tous ceux qui venaient des Pays-Bas. Malgré ces indécisions, il a fréquemment été adopté dans l'histoire des arts et de la culture et à ce titre bénéficie d'un prestige certain. H importe dès lors de préciser dans quel sens il fut employé dans le contexte de la Renaissance et de vérifier si l'on peut étendre à la musique la terminologie adoptée par l'histoire de l'art.

Au début du XVe siècle, dans cette région qui devait être beaucoup plus tard la Belgique, il y avait des principautés indépendantes que Philippe le Bon, duc de Bourgogne, réussit à rassembler par le hasard des successions et grâce à son habileté politique. Les comtés de Flandre et d'Artois, les duchés de Brabant, Limbourg et Luxembourg, les comtés de Hainaut, Hollande et Zélande, la seigneurie de Frise ont formé pour les ducs de Bourgogne des pays "de par-deçà" qui ont toujours conservé une grande autonomie régionale mais qui ont dû se soumettre progressivement à un certain nombre d'institutions centralisatrices. Après Charles le Téméraire, ces principautés sont passées à Marie de Bourgogne, puis, après une tutelle exercée par Maximilien d'Autriche, à Philippe le Beau; c'est par le mariage de ce dernier avec la fille des rois catholiques que le destin de ces régions a été lié pour deux siècles à celui de l'Espagne. Même si ces principautés ont partagé des aspirations, si elles ont pu manifester une certaine solidarité et bénéficier d'une civilisation commune, elles n'ont pas joui d'une cohésion parfaite; leurs limites territoriales ont varié selon les époques et n'ont jamais correspondu avec celles de la Belgique actuelle. Valenciennes, Bavai, Avesnes relevaient du Hainaut, Lille de la Flandre; Tournai n'a été enlevée à la France qu'en 1521; Charles-Quint a réussi à s'étendre largement à l'est et au nord avec le duché de Gueldre et les régions voisines; la Picardie et l'Artois ont connu des fortunes diverses et ont dépendu tantôt des Pays-Bas et tantôt de la France. En revanche Liège, principauté épiscopale, a su demeurer autonome jusqu'à la Révolution française. Cambrai a généralement sauvegardé l'indépendance d'un petit territoire encastré entre le Hainaut, la Flandre, l'Artois et la France, mais il convient de dire que cette ville a été le siège
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