De 1794 à 1814, la Belgique est française. Cette période offre des contrastes extraordinaires aussi certains historiens, selon leurs opinions, leur religion ou leurs préjugés, en ont-ils laissé dans l'ombre maints aspects quitte à s'attarder longuement et parfois non sans complaisance aux épisodes ou aux personnages qui leur plaisaient. On nous permettra d'épargner au lecteur de telles méthodes d'investigation.
Il apparaît, en effet, évident et irréfutable que les premières années de l'annexion de la Belgique à la France furent très dures, très cruelles pour nos aïeux. Tant Flamands que Wallons ils opposèrent une farouche résistance non point à la France comme telle mais aux exactions de républicains sans scrupules et qui ne respectaient pas les convictions de notre peuple. La chouannerie belge ressemble singulièrement à celle qui souleva la Vendée.
Mais le réel mérite de Napoléon sera de réparer de son mieux les torts causés aux Belges par les hommes de la Convention et du Directoire. Bonaparte, grâce à sa remarquable politique, connaîtra dans notre pays, une chaleureuse popularité. Il fera de la Belgique le laboratoire de son grand dessein européen et il imprimera à notre nation un essor étonnant jusqu'en 1811. Les dernières années de l'Empire forment la troisième période de la présence française dans notre pays. Années de plus en plus sombres et qui s'achèveront dans la tragique mêlée de Waterloo. Notre ouvrage se compose de deux parties : celle qui est consacrée à Waterloo a pour auteur M. François t'Sas, le meilleur spécialiste européen de cette bataille; quant aux autres chapitres, ils sont dûs à la plume de M. Jo Gérard.

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