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Histoire d'une maison : La Maison Blondel de Henri Beyaert 1886
« 11 rue Potagère à Saint-Josse-ten-Noode à Bruxelles »
Paperback / 64 bladzijden / uitgave 1993
taal (talen) : frans
uitgever : APA - CIDEP
afmetingen : 245 (h) x 280 (b) x 6 (dk) mm
gewicht : 362 gram
BESCHIKBAAR
zeer goede staat
11,95 EUR
referentie : 1018160
Alle prijzen zijn BTW inbegrepen
Si nous n'avions conservé de cette maison, aujourd'hui disparue, que les trois beaux dessins d'avant-projet, désignés sous la cote A AP 1, 2, 3, rien sans doute ne nous aurait incité à en faire plus qu'une simple mention dans la carrière d'un architecte qui eut à son actif bien d'autres créations plus significatives dans l'histoire de l'architecture en Belgique. Voilà, somme toute, une maison relativement banale, comme on en a érigé tant à Bruxelles au siècle passé. Le terrain, légèrement en pente, offre 6 mètres de façade à rue et 22 mètres 64 de profondeur, dont 10 mètres 52 à bâtir dans l'alignement de la maison voisine. La parcelle est cependant trapézoïdale et va s'élargissant vers le fond, ce qui autorise une façade de 8 mètres 65 à l'arrière s'ouvrant sur un jardin plus vaste que de coutume, formant un quadrilatère irrégulier de 12 mètres 44 de côté à droite, de 9 mètres 95 du côté gauche, le mur du fond atteignant 11 mètres 33, soit près du double de la façade à rue (pi. 2).

La curiosité nous a mené rue Potagère voir où s'élevait autrefois cette maison et nous rendre compte de la nature de ce terrain et de son orientation. Un immeuble haut et une aire de parking se partagent à présent les terrains occupés jusqu'il n'y a pas si longtemps par les n° 7, 9 et 11. Le vis-à-vis composé de petites habitations de deux étages au plus, un peu vétustés à présent, est demeuré pareil à lui-même, ainsi que le reste de la rue. La maison était située dans l'axe de la rue Saint-Alphonse qui part en oblique et descend vers le fond de la vallée du Maelbeek. Presqu'au sommet de la colline, avec sa façade principale orientée vers l'est, elle dominait donc le quartier qui s'y accroche, fait de maisons plus modestes. En effet, son architecture était, si l'on en juge par les documents dont on dispose, un peu plus ample que celle des maisons alentours et plus proche par ses proportions des hôtels que l'on peut voir non loin de là, rue de la Limite et rue du Méridien qui occupent le replat en haut de la colline aux alentours de l'Observatoire.

Sur ce terrain, l'architecte avait assez de place pour concevoir une typique petite maison néo-classique d'une composition ternaire - une porte et deux fenêtres au rez, trois fenêtres aux étages - comme on en rencontre tant dans divers quartiers de la capitale habités par la petite bourgeoisie. Il a cependant préféré adopter une allure plus majestueuse et prévoir de hautes pièces qui atteignent 3 mètres 80 sous plafond au rez-de-chaussée, 3 mètres 63 au premier étage et 3 mètres 30 au deuxième. De ce parti qui consiste à adopter les proportions amples des pièces d'un hôtel de maître, sur un terrain qui ne permet pas d'en placer plus d'une par étage, découle tout l'esprit de cette maison et l'allure qu'elle prend en façade (pi. 4). Celle-ci présente, selon une formule non moins courante, un aménagement d'un rythme binaire, très typique, mais que l'on trouve plus fréquemment utilisé dans des maisons plus modestes dont la largeur, inférieure à six mètres, ne permet assurément plus le recours à un rythme ternaire.

Il consiste à ramener la porte d'entrée le plus possible vers le mur mitoyen afin de laisser à la pièce du rez son développement maximum et à éclairer celle-ci par une seule fenêtre, mais agrandie et centrée par rapport aux proportions de la pièce, alors que les pièces des étages supérieurs sont éclairées par deux fenêtres, définissant un rythme binaire de deux travées. Dans ce cas-ci, les fenêtres des étages sont parfaitement centrées dans les travées et un jeu de correspondance de lignes entres les piédroits de droite des fenêtres de gauche et de droite des étages, et les piédroits de chaque côté de la grande fenêtre du rez, assure une sorte d'équilibre appuyé par le jeu des bossages.

Sans être des plus gracieux, l'ensemble est correct, de bon aloi, certes, mais reconnait-on ici la main de l'architecte inventif qu'était Beyaert ? N'aurait-il pu donner à sa façade cet aspect varié et original du style Renaissant flamand dont il était un des promoteurs les plus en vue ? N'aurait-ce pas été la manière la plus intéressante de dépasser les problèmes que posait le [...]
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