Lentement, très lentement, le train s'avance vers Hockai. Il gravit la pente interminable qui, depuis Spa, en un vaste lacet, doit atteindre le faîte de cette haute et large montagne qui sépare les vallées du TTeyai et de la Hoëgne du Eoannai, affluent de l'Amblève. Depuis Pepinster, depuis Liège, au surplus, c'est une montée incessante ; en cinquante kilomètres à peine, nous nous élevons de cinq cents mètres. Les dernières villas de Spa, le lac, le hameau si bien ardennais de Nivezé, sont derrière nous déjà, et nous voilà dans la forêt. La futaie est plutôt maigre ; de gros rochers parsèment le taillis ; des ravines marécageuses s'étendent çà et là; c'est la pleine Ardenne, sauvage et volontaire, répugnant à la culture, aux épis d'or, aux sillons tristement alignés côte à côte. Et la voie ferrée s'élève de plus en plus; subitement une échappée de vue nous révèle, sur notre gauche, une cascade d'horizons. Le gros bourg de Sart est là, mollement étendu sur un plateau cultivé, oasis de prairies d'un vert tendre dans l'immense et sombre étendue des forêts. Et par derrière des croupes de montagnes nous révèlent le Jonckeu, les hauteurs d'Andrimont, le Pays de Hervé.
Une seule station, entre Spa et Hockai, sur ce long parcours, permet à notre locomotive de se [...]

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