boeken. gelezen. goedgekeurd.
Welkom bij Bibliomania, de online specialist in tweedehands boeken
FR  •  NL
Winkelmand
0
Le domaine d'Orval, 2 volumes
door Collectif
Paperback / 242 bladzijden / uitgave 1973
taal (talen) : frans
uitgever : Solédi
afmetingen : 212 (h) x 230 (b) x 15 (dk) mm
gewicht : 780 gram
Dit boek is
momenteel niet
beschikbaar bij
Bibliomania
Volume 1 : Cinq fermes et une ville entre Meuse et Semois, 1973, 110 pages
Volume 2 : L'économie d'Orval à travers les siècles. Les églises : architecture, 1978, 132 pages

Les manifestations importantes qui se sont déroulées au monastère d’Orval en 1970, ont eu le mérite, parmi d’autres, d’attirer l’attention sur des secteurs encore mal explorés de son histoire. Parmi eux, celui de notre choix : l’ancien domaine.

Le sujet était évidemment vaste; nos moyens ne l’étaient pas. Notre but a donc été, non point d’en circonscrire toutes les composantes, mais d’en considérer certaines. Nous souhaitions, en tant que archéologues, adopter une méthode neuve, à savoir aborder le domaine par le biais de son architecture, puis en extraire les informations susceptibles de lui redonner vie. Ce sont les résultats de cette enquête, résolument limitée, que nous présentons. Elle constitue une première contribution à l’étude du domaine orvallien.

Dès l'abord, nous avons écarté tout ce qui touchait aux églises — sauf celle de Gérouville, partie d'un ensemble exceptionnel —, parce que l’analyse d’une architecture religieuse, même largement inédite et bien qu’elle fît partie du domaine, nous paraissait correspondre moins à la démarche que nous esquissions.

Ensuite, nous avons dû renoncer, tout en sachant leur intérêt, surtout ici, aux constructions industrielles de l'abbaye : moulins et forges, parce que leurs vestiges étaient trop clairsemés et trop dénaturés pour être significatifs, du moins à ce stade préliminaire.

Au total, nous avons donc retenu un village, Gérouville, et cinq exploitations rurales, qui pouvaient encore « parler » et où les propriétaires nous ont accueillis favorablement. Force nous fut ainsi d'éliminer, à contrecœur, la remarquable ferme de Blanchampagne dont l'étude nous a été refusée.

Le visiteur ou le lecteur jugera du bien-fondé de notre parti et de l’intérêt de notre recherche. Quant à nous, nous savons au moins qu’elle nous a offert la découverte d'une
région, la Gaume-Lorraine, et, surtout, la démonstration de ce qu'un travail en équipe n’était pas chose illusoire. C'est réconfortant.


Il y a cinq ans, une première enquête tentait d’apporter à l’histoire du domaine orvallien la contribution de l’étude d'une certaine architecture. Et ce fut Cinq fermes et une ville entre Meuse et Semois. Aujourd’hui, un deuxième essai s’attache à une autre composante du même domaine monastique: ses églises. Il vise, notamment, le même objectif, à savoir: dans quelle mesure y découvrirait-on un témoignage, à la fois sur l’histoire générale du domaine et sur le rôle éventuel de l'abbaye en matière architecturale ?

A l'encontre de ce qu’on pensait plus tôt, il est significatif aussi. Au fond, il devait l’être, comme toute production de l'homme. Mais à sa façon. Car des limites se sont imposées, irréductibles. D’abord, on n’a pu retenir que des églises anciennes, dont le tout ou la plus grande part remonte à une époque où l'abbaye d’Orval existait encore, soit l’Ancien Régime. Des 36 églises et chapelles où cette abbaye exerça après 1314 un droit de patronage ('), seule ou conjointement avec d’autres institutions, 15 correspondent toujours bien à ce critère (voir la carte, p. 22). Seule une petite moitié des constructions religieuses de son ancien patrimoine a donc survécu. Elle constitue l'objet direct de l'analyse, qui suppose vision et contact de l'œuvre. Les autres bâtisses n’y sont présentes qu'à travers des notes fort brèves, parfois malaisées à recueillir du reste.

Une seconde difficulté, et non des moindres, est née. paradoxalement, du disparate en la matière. Sans doute s'agit-il chaque fois d'un édifice du culte. Mais que d’expressions n'a-t-il pas connues entre le XIIe et le xvme siècle !

Enfin, il aurait fallu pouvoir replacer toutes ces expressions dans leur contexte géo-historique respectif. La prospection rapide d'une cinquantaine d'églises voisines a voulu pallier cet inconvénient (2). Le dépouillement de la bibliographie spéciale et accessible s’y est ajouté. L'ensemble demeure imparfait.

Au total, par conséquent, des résultats fragmentaires, inévitablement dispersés, d'apparence désordonnés? A la limite, oui sans doute. Considérons-les comme un état de fait, qui ne réprouve pas une méthode, mais qui souligne certaines limites d'un sujet précis. Rien n'assure que la déduction vaudrait à l'endroit d’un autre monastère.
gelijkaardige artikelen zoeken per onderwerp: