J’ai donné à ces « Considérations sur la Révolution Liégeoise » le titre de « 1189 en Wallonie »_, car, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Liégeois peut être considéré comme synonyme de Wallon. En effet, le Pays, dit « de Liège », parce que la cité épiscopale était sa capitale, comprenait, outre le Limbourg actuel (Comté de Looz), la Hesbaye et le Condroz liégeois, en partie les cantons de Spa et de Verviers ; dans la province de Namur : les cantons de Ciney, Rochefort, Dinant avec la ville de Dinant, Couvin, Phïlippevïlle (sauf Philippeville et Mariembourg qui étaient français), en partie le canton de Fosses ; dans la province de Hainaut : les villes de Thuin, Châtelet, Marchienne, Couillet, Farcienne, Lobbes, Gozée, Ham-sur-Heure, Cour-sur-Heure et les localités voisines, des deux côtés de la Sambre, sauf Char-leroi (village sans importance à cette époque). Il ne faut pas perdre de vue que la partie la plus active (Valenciennes, etc...) de l’ancien Comté de Hainaut était devenue depuis longtemps française, et que la partie du Hainaut actuel, qui n’appartenait pas au Pays de Liège, ou que Louis XIV n’avait pas osé ou pu annexer, était une région presque exclusivement agricole, dont l’importance n’était pas comparable à celle d’aujourd’hui. C’est elle qui, avec le roman Pays de Brabant, le petit Comté de Namur, la partie wallonne du Duché de Luxembourg, composait le territoire picardo-wallon des provinces belgiques.
L’histoire de la Principauté de Liège est, en somme, l’histoire de la partie essentielle de la Wallonie et [...]

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