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La haute Lozère jadis et naguère
Paperback / 208 bladzijden / niet gedateerd
taal (talen) : frans
uitgever : Roudil
nummer : 11
afmetingen : 240 (h) x 180 (b) x 11 (dk) mm
gewicht : 510 gram
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« Lou mounde di pais amai lous estrangios l’où prou campejat... », oui, « les gens du pays ainsi que les étrangers Vont suffisamment recherché » pour le trouver enfin ce livre qui leur permettra de satisfaire — en partie du moins, nous l'espérons — leur curiosité et leur soif de connaissances sur la haute Lozère et spécialement Grandrieu en Gévaudan. S'il est normal que les autochtones veuillent connaître tout ce qui concerne leur « petit pays », il ne l’est pas moins que s’y intéressent aussi ceux que les Grandrieunais appellent en leur parler local « lous estrangios ». Il faudrait sûrement une assez longue étude historique, sémantique et sociologique, pour expliquer l'origine et l’acception de ce terme générique donné aux non-autochtones, qu’ils soient passagers, touristes, saisonniers ou immigrés de fraîche date. Faut-il y voir la perception d’une différence linguistique aussi bien que raciale ? Faut-il croire à la survivance des souvenirs, le plus souvent désagréables, des luttes d'autrefois que « ceux d’ici » ont dû mener contre les envahisseurs des siècles écoulés, Romains, Germains, Sarrasins, Anglais..., ou bien des rivalités qui se sont déroulées sur ces hauts plateaux entre les partisans et les adversaires des Armagnacs, des Bourguignons, des Ligueurs, des Réformés, des Royalistes ou des Révolutionnaires de 1789... ?

Dans un mémoire qu'il a rédigé en 1845, M. Jouve, capitaine d'état-major, a noté quelques traits de caractère qu'il a cru découvrir chez les habitants des environs de Saint-Amans et de Grandrieu : « en général moroses, sombres et pensifs, mais ils ne manquent ni de finesse, ni de justesse dans le raisonnement... Leur trait principal est une excessive méfiance... Cependant, leur caractère est bon et simple ; ils sont affables envers les étrangers, soumis aux autorités et pleins de vénération pour leurs parents ». Cette esquisse est à compléter, bien sûr, si l’on veut faire apparaître les aspects divers et complémentaires du tempérament de ces montagnards de la Margeride. terre de refuge et d asile en maintes circonstances. Aussi, en approfondissant la psychologie de ces descendants des fiers Gabales et en analysant leurs faits et gestes, à travers les âges, essayerons-nous de découvrir les raisons de la persistance de bien des termes de leur langue et de bon nombre de leurs coutumes.

Des historiens lozériens, tels Marius Balmelle, J.A. Dalle. Jules Bardot, les abbés P. Pourcher. J.P. Ollier, J.B. Delon..., des conteurs ou des écrivains régionalistes rédigeant leurs œuvres en français ou en occitan — je pense notamment au chanoine Félix Remize, au professeur Charles Camproux, à Jantou Suquet — ont certes conté les joies et les peines de ces campagnards de « jadis et naguère », étudié toutes les subtilités et les richeses de leur savoureux patois, évoqué certains événements qui ont eu pour théâtre cette région de la haute Lozère.

D'autres encore, chroniqueurs, romanciers ou journalistes, ont raconté la dure vie quotidienne des montagnards du Gévaudan ou de leurs voisins immédiats, en bien des points semblable à la leur. Lisez l’Epervier de Maheux de Jean Carrière, les Fous de Dieu de J.P. Chabrol, le Crime des Justes d’André Chamson, les Baladins de la Margeride de Jean Lartéguy, les Pagels de 1 Ardèche et leurs seigneurs de Michel des Chaliards, les Noisettes sauvages de Robert Sabatier, Amour et Granit d’Aimé Roche, Un monde avec Dieu de Gabriel Sabadel. Cher Gévaudan de M. Antoinette Laurens, ou Printemps [...]
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