L’un des premiers à avoir répondu à l’appel du Général de Gaulle, Gilbert Renault s’engage dès le 25 juin 1940 à Londres sous ses ordres avec son plus jeune frère, ayant laissé derrière lui sa femme et ses quatre enfants. Il repart au mois d’août pour la France occupée avec mission d’y fonder un réseau de renseignement auquel il donne le nom de «Confrérie Notre-Dame» et qui étend bientôt son activité depuis la côte atlantique jusqu’à la frontière belgo-hollandaise. Pour sa part, son frère, âgé de vingt ans, servira dans les rangs de la lre Division Française Libre sous les ordres du général Koenig.
L’homme qui a reçu le pseudonyme de «Rémy» est identifié dès l’été 1941 par le contre-espionnage allemand. Il échappe à toutes les recherches grâce au dévouement de ses camarades, qui supportent les pires tortures morales ou physiques sans livrer le moyen de s’emparer de leur chef. Leur silence permettra à la «Confrérie Notre-Dame» de poursuivre son activité jusqu’à la libération de Paris.
L’ennemi se venge en arrêtant la mère, les cinq sœurs et le frère cadet de «Rémy». Entrée tout entière avec lui dans le combat contre l’envahisseur, sa famille comptera quatre morts au service de la France, et un total de plus de six mille jours passés dans les prisons et les camps de concentration hitlériens.
Tenant à garder «Rémy» près de lui, le Général de Gaulle en fait un des membres fondateurs du «Rassemblement du Peuple Français» et lui confie l’organisation de la plupart des manifestations du «R.P.F.» Estimant qu’il est de son devoir de faire publiquement réparation de l’attitude qu’il observait jusqu’alors à l’égard du Maréchal Pétain et des Français qui avaient voulu lutter contre l’ennemi commun en demeurant fidèles au Vainqueur de Verdun, Gilbert Renault quitte de son plein gré le Comité directeur du «R.P.F.» au mois d’avril 1950. Tout en lui marquant son désaccord, le Général de Gaulle lui écrit : «Mon amitié, mon estime, mon affection, pour Gilbert Renault, pour Rémy, ça c’est inaltérable, il n’y a pas de question».
Depuis, Rémy s’est attaché à rendre justice aux authentiques combattants de l’ombre, de même qu'aux combattants en uniforme de la campagne de 1939-1940, injustement vilipendés dans leur ensemble, ainsi qu’aux prisonniers de guerre, aux efforts accomplis dans le cadre de l’Armée de l’Armistice comme en Afrique du Nord pour reprendre le combat les armes à la main, en s’attachant à démontrer par les faits que la Résistance ne saurait être l’apanage d’aucun clan. Commandeur de la [...]

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