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Rites et Coutumes funéraires en Brabant-Wallon
door Collectif
Paperback / 52 bladzijden / uitgave 2001
taal (talen) : frans
collectie : Cahiers
nummer : 6
afmetingen : 297 (h) x 210 (b) x 7 (dk) mm
gewicht : 190 gram
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De tous les êtres vivants, l'homme est le seul à avoir conscience de sa fin. Confronté depuis son apparition sur terre à ce mystère de la mort qu'il ne pouvait percer et qui lui faisait peur, il a développé au cours de son évolution des comportements particuliers à son égard. Le premier de ces comportements fut sans doute l'enterrement et la première raison qui poussa les hommes à enterrer leurs semblables fut sans doute de protéger les dépouilles de la voracité des animaux sauvages. Par mesure d'hygiène autant que par crainte des morts, les lieux de sépulture furent par la suite regroupés en un endroit particulier situé à distance des lieux de vie, donnant ainsi naissance aux premiers cimetières. Dans nos contrées, le besoin se fit sentir de marquer ces endroits en élevant des tumuli, amoncellements de terre ou de pierres au dessus des tombes. De véritables nécropoles regroupant un grand nombre de ces tombelles furent ainsi mises au jour lors de fouilles archéologiques.

A ce besoin de marquage, allait s'ajouter par la suite, celui de conserver le souvenir de la personne disparue par l'érection d'un monument. Cette pratique allait faire naître chez certains hommes un nouveau comportement : celui de vouloir perpétuer au delà de leur mort, l'image de leur puissance de chef, de guerrier ou encore celle de leur position sociale. Il allait mener à une surenchère au cours des âges, partant des mégalithes pour atteindre un sommet avec l'édification des pyramides égyptiennes.

L'apparition des religions allait donner à la mort une nouvelle dimension en la sacralisant. Elles apportaient à l'homme une réponse à ses questions existentielles : le sens de sa vie, mais aussi celui de sa mort en introduisant la certitude d'une nouvelle vie après celle-ci ; la mort n'était donc plus une fin, mais le début de quelque chose. Cette nouvelle perception allait à son tour créer de nouveaux comportements, car il convenait de préparer le mourant à son futur état et de l'accompagner dans son passage vers l'au delà. Cela allait donner naissance à des rites spécifiques, souvent codifiés par les responsables religieux et variant sensiblement d'une civilisation à l'autre; certaines pensant que le défunt allait poursuivre une sorte de vie terrestre, habillé et entouré des objets, armes et bijoux dont il aurait besoin, d'autres considérant qu'il devait se présenter à son dieu, nu comme il était venu au monde, d'autres encore recourant à la crémation pour libérer l'âme de son enveloppe chamelle.

En Europe Occidentale, ce fut évidemment la religion chrétienne qui élabora le cérémonial de préparation et d'accompagnement du mourant, comme elle le fit pour d'autres rites de passage d'un état à l'autre de l'existence, tels que la naissance et le mariage. En parallèle, apparurent des coutumes particulières, des croyances populaires, des pratiques relevant de la superstition qui contribuèrent à renforcer la symbolique de cette période de la vie.

L'ensemble de ces comportements se retrouvera dans des rites et coutumes funéraires restés vivaces en Brabant-Wallon jusqu'au XXeme siècle. Les dernières décennies en ont vu disparaître bon nombre ; le propos de cet ouvrage est de les redécouvrir et dans la mesure du possible, de leur trouver une explication sociologique.
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