Nous désirons que ces pages soient l’illustration partielle du grand conflit qui divisa le Capital et le Travail à partir du XVIe siècle.
Nous désirons aussi appeler l’attention des économistes sur un organisme de combat insoupçonné jusqu’à présent, le Compagnonnage, plus communément appelé dans nos provinces Confrérie, Boîie ou Bourse commune des ouvriers compagnons.
Essentiellement distinct de la corporation, le compagnonnage fonctionne en dehors d’elle et malgré elle. Celui des chapeliers, dont nous retraçons ici l'histoire, n'est pas une organisation d’exception. Il se rattache au mouvement compagnonnique général, qui s’est produit dans l’industrie manufacturière et même auparavant déjà dans l’industrie corporative. Plusieurs de ces compagnonnages ont survécu à la chute de l’ancien régime. Leur persistance encore ignorée, jointe à celle tout aussi ignorée des corporations, jette une lumière nouvelle et inattendue sur les premiers commencements de notre régime syndical contemporain.
Nous remercions M. A. Octors, ancien secrétaire de la commission syndicale du Parti ouvrier belge, qui a réuni à notre intention les différents règlements modernes ; M. Henri Cabeke, secrétaire de [...]

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