L’histoire de Bruxelles s’inscrit dans le courant de la grande histoire d’Europe occidentale: du monde féodal aux libertés communales. Libertés toujours âprement défendues face au pouvoir centralisateur des maisons régnantes de Brabant, puis de Bourgogne, d’Espagne et d’Autriche.
De tous temps les Bruxelloises ont à peu près le même statut que les habitantes de France et de Navarre... Elles sont marquées dès la naissance par leurs conditions sociales. Les princesses sont victimes des mariages précoces qui viennent renforcer ou conclure des traités d’alliance de leur père. Les bourgeoises et les artlsanes sont liées au travail dans l’entreprise familiale, généralement sous la haute autorité parentale. Les filles du peuple connaissent le travail de «survie», souvent comme domestiques au pair.
Le poids des croyances religieuses va aussi peser plus lourdement sur les femmes, qui partagent strictement leur temps entre la maison et l’église. Les dérogations aux us et coutumes sont sanctionnées plus sévèrement, allant souvent jusqu’aux accusations de sorcellerie.
Les femmes sont moins libres de leurs faits et gestes, donc beaucoup plus dépendantes de l’autorité masculine.
Cependant, ¡I y a quelques particularités bien spécifiques à Bruxelles: le travail des femmes dans les métiers qui ont fait la renommée de la Ville. La draperie aux XIIle et XlVe siècles, la tapisserie aux XVIe et XVIIe siècles et surtout la dentelle aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Une autre particularité de Bruxelles est de faire partie d’un état fréquemment gouverné par des femmes. La dernière duchesse de Brabant, les quatre gouvernantes apparentées à Charles-Qulnt (sa tante, sa sœur, sa fille et sa petite-fille), les deux gouvernantes autrichiennes.
De plus, Bruxelles est environnée d’abbayes de dames: la Cambre, Forest, Val-Duchesse. Grandes propriétaires terriennes, ces femmes gèrent de nombreux villages. Quelques villes voisines sont administrées aussi par des communautés féminines (les dames de Ste-Gertrude à Nivelles, les dames de Ste-Waudru à Mons).
Cela va considérablement tempérer le pouvoir au masculin, favoriser l’éducation des filles «bien-nées» à exercer leur autorité et les Inciter à secourir les femmes déshéritées. A Bruxelles, la grande majorité des fondations de bienfaisance furent créées par des femmes riches pour des femmes pauvres ou âgées.
Quelques vieilles traditions venant du droit coutumier sont aussi plus favorables aux femmes que le droit romain réglant le sort des Méditerranéennes, notamment en matière d’héritage et de gestion des biens.
La ferveur des premiers siècles s’adressera surtout au culte de la Vierge Marie et semble prolonger naturellement le culte de la Déesse-Mère des temps préhistoriques.
Les Bruxelloises Invoqueront particulièrement les saintes de nos réglons: Gudule, Gertrude, Alêne, Wivine, Lutgarde, Begge...
Cet ensemble de faits engendra souvent des caractères féminins bien trempés et déterminés.

gelijkaardige artikelen zoeken per categorie
gelijkaardige artikelen zoeken per onderwerp: