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Bruegel : Une dynastie de peintres (Europalia 1980)
door Collectif
Paperback / 340 bladzijden / uitgave 1980
taal (talen) : nederlands
afmetingen : 280 (h) x 215 (b) x 20 (dk) mm
gewicht : 1215 gram
BESCHIKBAAR
zeer goede staat
kleine scheur in achterplat
8,95 EUR
referentie : 1015770
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Parlant des Paesi Bassi qu’il aimait tant, Guichardin mentionne, parmi les faits qui l’ont particulièrement frappé, que «ces seules régions ont plus de Paintres de toute sorte, et profession, que n’ont beaucoup de Provinces ensemble: et comme le nombre y est grand, aussi y a il eu, et a, à présent, plusieurs maistres excellents et en l’art et en l’invention »’. Telle était l’opinion qu’un voyageur italien publiait en 1567 et qui confirme ce que les collections princières d’alors et les musées d’aujourd’hui attestent, à savoir la grandeur et la notoriété d’une tradition picturale.

Les termes étaient choisis avec justesse: art et invention, car ils peuvent recouvrir la forme et le fond, le savoir-faire qui permet l’expression adéquate et la vision originale qui donne, au langage, sa vigueur ou son intensité spécifiques.

L’art de peindre est de bonne et vieille souche, les métiers ou gildes s’organisent en diverses villes, telles Bruges, Gand, Tournai ou Bruxelles, dès le XIVe siècle; elles dominent la profession en imposant le respect d’une technique, organisent la formation de l’apprenti et sanctionnent, par la maîtrise, les qualités du praticien. Sans doute cette organisation n’est-elle pas sans arrière-pensées sociales et économiques2, sans volonté de protéger les siens3, mais elle présente une garantie certaine de sérieux et de probité dans le travail. Et cela importe déjà.

Le génie, quant à lui, est d’essence exceptionnelle; et si l’on peut, par moments, estimer que ces gildes furent trop rigoureusement structurées pour laisser à chaque individu sa pleine liberté d’expression4, la critique n’est-elle pas celle d’une vision de l’œuvre d’art comme objet de délectation ou d’étonnement, et non celle de l’objet d’art répondant à une demande précise? Mais l’un et l’autre destin ou fonction de l’art se voient fréquemment réunis au XVe siècle, si l’on songe à Van Eyck, Van der Weyden, Van der Goes, Bouts ou Memling. L’invention s’affirme en chaque cas, d’autant plus puissante, peut-être, qu’elle plie à sa mesure un métier exigeant. Guichardin avait donc parfaitement raison d’associer, en l’occurrence, les deux notions du savoir et de la nécessité. Et parlant, trois siècles plus tard, de cette même école de peinture qui rayonne et se développe toujours, A.-J. Wauters conclut, en bon disciple de Taine: «c’est véritablement la fleur intellectuelle d’une nation»5.

Il est certain, d’autre part, que la vertu d’enseignement et celle, non moins noble, d’artisanat saisissent, dans l’exemple proche, une force, à la fois d’attraction et de conditionnement, que les usages pratiques des gildes semblent avoir, par ailleurs, favorisée6. Non que la maxime «tel père tel fils» soit forcément démontrable en ce domaine, elle trouve à s’illustrer néanmoins dans l’amour du métier et la vertu des références. Bouts eut un fils Albert, Metsijs en eut deux, Jan et Cornelis, il y a Pierre Pourbus puis Pourbus l’Ancien et Pourbus le Jeune, il y a les Francken et les Coxcie...

Mais, dira-t-on, l’Italie compte les Bellini, l’Allemagne les Cranach, le baroque espagnol connaît l’emprise des Churriguera et la gravure française la dynastie des Cochin. Sans doute et, à nouveau, le savoir-faire, le style, la notoriété, le tour de main en sont des raisons suffisantes. Il n’empêche qu’au pays des frères Van Eyck, «le pays de Belge» pour citer [...]
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