Dans l’esprit du Conseil de l’Europe qui en a été l’initiateur, l’Année européenne du patrimoine architectural organisée l’an dernier avec éclat et poursuivie cette année, devait être, pour les nations européennes, un temps de réflexion sur le sort qu’elles entendent réserver à leur patrimoine architectural. La question est d’importance et elle nous touche tous car elle concerne la manière dont nous concevons le cadre de notre vie quotidienne.
Nos monuments, nos quartiers urbains anciens, nos villages traditionnels n’ont-ils plus de signification pour notre génération? Sommes-nous prêts à sacrifier ce capital d’histoire et de culture, de beauté et d’expérience? Acceptons-nous d’abandonner un cadre de vie auquel nous sommes attachés par tant de liens affectifs, pour nous fondre dans l’anonymat et l’uniformité des grands ensembles modernes?
La réponse à cette grave question a été donnée sans équivoque. Par la voie de la presse, de la radio, de la télévision, la grande masse du public a manifesté avec force, sa volonté de sauvegarder son cadre traditionnel de vie et de s’opposer énergiquement à toute nouvelle agression dirigée contre son patrimoine architectural. Cette volonté doit nécessairement retentir sur la politique pratiquée par les autorités à tous les niveaux et en premier lieu au niveau local où doivent naître les initiatives.
Afin de susciter et de guider ces initiatives, le Département de la Culture française a entrepris une importante série de publications destinées à mieux faire connaître la richesse du patrimoine architectural des villes et villages de Wallonie, à susciter la fierté des communautés locales et à les informer des problèmes que posent la sauvegarde, la restauration et la réhabilitation de ce patrimoine.
Je crois opportun de rappeler ici:
- l’inventaire du patrimoine monumental de la Belgique, l’un des «best-seller» de l’édition belge, dont quatre volumes consacrés à la Wallonie ont été publiés;
- les études consacrées aux villages de Ocquier, Chassepierre et Soiron;
- la plaquette du Professeur J. François «Comment restaurer une maison campagnarde» qui a été largement diffusée;
- du même auteur, «Dessins d’architecture wallonne» récemment sorti de presse;
- les actes du colloque organisé par le CACEF et le Département de la Culture française, dont la publication visait à faire bénéficier un large public des enseignements recueillis par les mandataires publics et les spécialistes, au cours des voyages d’étude organisés en France, en Angleterre et aux Pays-Bas.
D’autre part, plusieurs études menées en liaison avec le Département responsable de l’Aménagement du territoire, seront publiées prochainement. Elles concernent Bouvignes, les quartiers Hors-Château et Pierreuse à Liège et le Val St-Lambert à Seraing.
Enfin, je signale qu’une nouvelle série d’études vient d’être entamée, à la suite de conventions passées avec des groupes de spécialistes. Elles ont trait aux centres urbains de Marche, Gembloux, Herve et Eupen, aux villages de Tavigny, Buzenol, Renlies et à la vallée de l’Attert.

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