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Les Cris des marchands de comestibles en Wallonie
Paperback / 228 bladzijden / uitgave 1977
taal (talen) : frans
nummer : 6
afmetingen : 220 (h) x 148 (b) x 13 (dk) mm
gewicht : 380 gram
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C’est la quatrième fois que j’aborde le problème des cris de la rue en Wallonie. Une première fois, dans les Chansons populaires de ¡'Ancien Hainaut, au fascicule IIB, pp. 132-162, je tentai de trouver un classement aux cris et je fournis une bibliographie en vue de leur étude historique. La deuxième fois, dans les Chansons populaires de la Flandre wallonne, fascicule II, pp. 279-285, je mis l’accent sur la nécessité absolue de noter la mélodie de ces cris. Le motif en était que la plupart des cris de Mouscron avaient été publiés par Léon Maes dans son article sur Les petits métiers en Flandre wallonne, paru dans les « Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne » VI, 1951, 61-64, pp. 105-111; mais il n’en donnait pas la mélodie. Par chance, Maurice Vaisière de Gilly, qui avait enseigné à l’athénée royal de Mouscron pendant deux années, s’était intéressé à ces cris, sur mon instigation, et il avait noté la mélodie de la plupart d’entre eux. Sur le plan méthodologique, cette insistance, qui va de soi, n’est cependant pas évidente pour tout le monde : peu d’études consacrées en France ou en Grande-Bretagne aux plus célèbres des cris de la rue, ceux de Paris et de Londres, fournissent des notations musicales ou des indications sur les airs sur lesquels on profère ces cris. Enfin, une troisième étude des cris de la rue figure dans mon travail de Contributions au folklore poético-musical de la ville de Charleroi, en hommage à son tricentenaire, et que la Commission royale belge de Folklore a bien voulu publier, en 1972. Dans cette étude, je déploie quelque érudition historisante sur les cris de la rue de ma ville natale et je perfectionne quelque peu le classement des cris de la rue en général.

Je ne suis naturellement pas le premier qui ait consacré quelque attention aux cris de la rue en Wallonie. Le premier fut Auguste Hock dans le « Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne » VI, 1863, dans son article Us et Coutumes. 1823 à 1833. La rue Neuvice, à Liège, pp. 117 à 156 de la deuxième partie. Puis vint un article d'Auguste Leroy, dans « Les Etrennes Tournaisiennes » de 1884, pp. 45-58, qui contient des notations musicales. Par contre Joseph Kinable, dans Les cris des rues de Liège, parus dans le « Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne » XXIV, 1889, pp. 305-332, ne fournit aucune notation de mélodie, mais il s’étend sur divers aspects pittoresques et anecdotiques de ces cris, comme le faisait Auguste Hock. Mais Camille Feller, de Verviers, fut bien meilleur dans son A va lès rawes du Vervî, que publia le même bulletin en son tome XLVI, 1905, pp. 7-19 : il nota, en effet, les mélodies de huit des cris recueillis. Si le mérite de cet auteur est grand pour son temps, comme l’était celui de son prédécesseur tournaisien, soulignons que la publication des mélodies fait honneur à la Société de Littérature wallonne, dont la largeur d’idées en accueillant et peut-être en suscitant ces notations, est aussi loin en avance sur son temps.

Dans le cadre de mes travaux sur la gastronomie populaire, j’ai l’intention de faire ressortir ce qu’apporte l’étude de ces cris sur les plans ethnographique, économique et sociologique, sans négliger quelques aspects formels des cris de la rue en général.
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