Dans le cadre de l’historique des moyens de transport ferroviaires de la région de Bastogne, il est impossible d’ignorer cette délicieuse petite ligne, isolée du réseau vicinal et parcourant des sites agrestes d’une grande beauté, et réservant son bon sens au mot touristique.
Le cadre restreint de cette étude n’a pas permis d’y accueillir la totalité des renseignements historiques, techniques et connexes, des anecdotes recueillies, de l’abondante documentation que nous aurions souhaité y voir figurer.
Nous remercions vivement la S.N.C.V. pour sa collaboration, l’Association Royale Belge des Amis des Chemins de fer, l’inspection du Travail, les administrations qui nous ont facilité l’accès aux documents anciens ; les collectionneurs de cartes postales ; les photographes du rail et les anciens qui nous ont aidé du prix de leurs souvenirs, de leurs anecdotes tragiques ou croustillantes, de l’évocation de gens et de choses disparus ; les annotateurs sur le vif de faits du rail ; les artisans d’une jolie chanson d’adieu. La liste des personnes à qui nous sommes redevables d’éléments de cet ouvrage est longue et nous demandons à ceux que nous aurions omis — involontairement — de bien vouloir nous le pardonner. Nous citerons, dans le désordre de l’inspiration, Mme Mativa, MM. Adam, Dubru, Dubourg, Kirsch, Schlechter, Constant Lamy, L. Bazar, R. Fergloute, V. Olmechette, B.D. Stoyel, A.D. de Pater, Kerger, Rob, G. Gillet, Calmant, Mathurin, Léonard, Louis, Mayen, Paix, Nève, Bazin, Maquet, Wirard, Fraiture, Mmes. Urbin-Choffray, A. Guillaume, Lechanteur, Maria Schaak, Mulenberg, Calmant, Lefèvre...
Les interviews intéressantes d’anciens faisant renaître un passé dont le souvenir s’estompe si vite, les travaux aux archives propres ou poussiéreuses, les recherches de documents dans les fonds les plus divers, l’emprunt — pas toujours commode — des cartes de collections, les travaux de photographie, de photocopie, de dessin, les balades en parcours naturels, dans les taillis, sous les frondaisons, le long des ruisseaux à la mélodie variée, dans la neige jusqu’aux genoux, au beau soleil rare de l’août, sous la pluie battante, dans la rosée agglomérant les feuilles mortes de l’arrière-saison, provoquant tour à tour la curiosité des vaches ou la surprise villageoise, la rédaction enfin de cette année si vite passée, tout cela nous procure la joie de rejouer l’aventure quotidienne de ce «petit» tram copain, qui pendant 70 ans, connut une existence sortant souvent du commun. Notre vœu est d’avoir pu restituer une part de son atmosphère avec l’aide des éléments disponibles.
L’image est souveraine : la meilleure place lui a donc été réservée, et maintenant, en route, pour ne pas manquer ce premier train du matin !