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Péruwelz au fil du temps, tome II : liberté-égalité
Paperback / 188 bladzijden / uitgave 1978
taal (talen) : frans
afmetingen : 220 (h) x 150 (b) x 11 (dk) mm
gewicht : 385 gram
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zeer goede staat
9,95 EUR
referentie : 1020156
Alle prijzen zijn BTW inbegrepen
Il est assez facile de retrouver l’image de Péruwelz vers la fin du 18me siècle : les chemins et les champs, les rues et les maisons d’alors, même les noms des habitants et leurs activités. Mais il est impossible de décrire le climat humain de cette époque : le thème des conversations, les sujets de préoccupations n’apparaissent pas dans les documents que nous possédons. Les Péruwelziens pressentaient-ils la grande tourmente révolutionnaire ? Imaginaient-ils un ordre social sans privilégiés, des lois faites par ceux qu’elles engagent, ou bien, absorbés par les soucis quotidiens, oubliaient-ils de souhaiter autre chose que le pain ? Nul ne pourrait le dire.

Les Péruwelziens de 1780 éprouvaient-ils leur appartenance à une nation ? Considéraient-ils les Pays-Bas autrichiens comme une patrie ou limitaient-ils leur idée de groupe à la province de Hainaut, peut-être seulement à leur terroir ?

Ceci est peut-être un indice : on ne découvre aucune trace de sentiment national dans cette lettre qu’adresse le 11 mai 1748, à Emmanuel de Croy, l’avocat Florent Flament, greffier et receveur du Prince à Péruwelz (1). A ce moment, les Français, vainqueurs à Fontenoy trois ans plus tôt, négociaient avec les Autrichiens un tracé avantageux de la frontière. Le prince de Croy s’étant distingué dans la bataille, dans le camp français, jouissait alors d’une grande influence, et sans doute aurait-il vu avec plaisir Péruwelz devenant un faubourg de Condé... L’avocat Flament, qui écrit simplement «Mon Prince» se fait l’écho des bruits alarmants qui circulent : «Nous serions réunis à Condé ». Longuement, il expose le mal que cette opération causerait à Péruwelz, mais par des arguments d’ordre économique, uniquement. Les marchands commercent avec la Flandre et le Brabant. Ils partiront d’ici et nous perdrons quarante familles de marchands, autant de fouleurs, deux cents familles de peigneurs et avec eux s’en iront nos vingt cordonniers, quinze boulangers, dix tailleurs... Péruwelz deviendra un désert, et les bénéfices du Prince en seront grandement diminués.

Ces sages considérations ont prévalu ; alors que Wiers entrait dans le royaume de France, Péruwelz restait dans les Pays-Bas. Et ce n’était pas pour l’amour de l’Autriche -

Mais en 1830 et pour la première fois comme tels, les Péru-welziens entrent dans l’histoire de la Belgique, en citoyens conscients, prêts à payer de leurs personnes la liberté d’une patrie.

L’histoire de ces cinquante années est celle d’un dur apprentissage, celui de la démocratie. Il en est à peu près de même pour toutes les localités du pays. Mais à chacune ses particu larités : au cours de ces 50 années, le bourg devient notre ville Une ville adolescente, certes, mais dont nous retrouvons les traits précisés et affermis dans notre cité d’aujourd’hui.
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