Depuis l’enseignement de Ferdinand de Saussure à l’Université de Genève et la publication de son Cours de linguistique générale par ses anciens élèves Ch. Bally et A. Sechehaye, on opère généralement dans l’étude d’un idiome une distinction nette entre l’étude diachronique et l’étude synchronique ; on sépare de même la langue, fait social, qui est un ensemble de conventions permettant l’exercice du langage dans un groupe humain, et la parole, fait individuel, qui est une utilisation de la langue.
Sur le plan synchronique, de quelque côté que l’on examine un idiome, on en arrive à déterminer des séries de traits qu’on peut grouper dans des ensembles, que ce soit dans le domaine du vocabulaire ou dans celui de la grammaire.
Le vocabulaire représente sans doute l’ensemble où les relations entre les parties sont le moins marquées. Les groupes de mots formés par association mentale, c’est-à-dire par les rapports associatifs dont parle Saussure x, ne forment pas, en effet, on s’en rend aisément compte, des touts bien définis, et les liens qui unissent les diverses parties de ces touts peuvent être de nature différente.
La grammaire, traditionnellement scindée en syntaxe, morphologie et phonétique, manifeste dans chacune de ces subdivisions des relations plus étroites entre les parties que celles qu’on note dans le vocabulaire.
Dans la syntaxe, une phrase courante forme une véritable unité dont toutes les parties sont reliées par des rapports psycho-linguistiques, c’est-à-dire internes. Ses éléments fondamentaux, le sujet et le prédicat, sont dans une étroite dépendance, laquelle apparaît dans l’accord en nombre (sujet et verbe) et parfois aussi en genre (sujet et attribut). Ils peuvent, l’un et l’autre, recevoir des [...]

gelijkaardige artikelen zoeken per categorie
gelijkaardige artikelen zoeken per onderwerp: