Le baron Evence Coppée, et son fils, Evence-Dieudonné, sont parmi les hommes les plus riches, les plus puissants de Belgique. Administrateurs des charbonnages de Ressaix, Levai, Péronnes, Ste-Aldegonde et Genck, maîtres de la firme Coppée et Cie, qui exploite, dans divers charbonnages, la récupération des sous-produits de la houille, ils sont intéressés dans une foule d'autres affaires, tant en Belgique qu'à l'étranger. Leur influence s'étend aux domaines les plus variés. Elle est d'ordre industriel, financier et politique. Pendant la guerre, ces hommes, placés, par leur fortune, à la tête du pays, faisaient figure de patriotes. Ils renseignaient, paraît-il, les années alliées, prenaient une pari active à l'œuvre du Comité National.
Or, ces hommes jouaient double jeu. Ils ont trahi le pays. Ils l'ont trahi pour de l'argent, pour accroître leur influence, et pour assurer cette influence en cas de victoire des puissances centrales.
Le 9 mars 1919, en un article appelé à faire sensation, le « Peuple » raconta comment le baron Coppée faisait, dès 1915, bombance avec les Allemands. C'était le début d'une campagne qui devait se poursuivre, pendant plusieurs semaines, dans le « Peuple » et dans le « Soir ». Le baron Coppée se fâcha tout rouge. Il adressa au « Peuple » et au « Soir » des « droits de réponse » interminables, accompagnés de menaces de procès. Les droits de réponse ne prouvaient rien. Les menaces de procès ne furent jamais exécutées.

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