« L'argent est le nerf de la guerre ». Adage d'autant plus vérifié qu'il s'agit du Congo-Zaïre tombé sous la coupe du régime mobutiste depuis 26 ans.
Cet ouvrage constitue, avec la reproduction intégrale du Rapport Blumenthal de 1982, un témoignage de première main sur la cause de la ruine morale et économique d'un des géants du continent africain, à travers la vie mouvementée et les agissements secrets de son président, le maréchal Mobutu Sese Seko. On y découvre les ressorts cachés qui ont souvent guidé les décisions du dictateur.
Le Guide (Mobutu) fait feu de tout bois pour neutraliser ou déstabiliser l'adversaire. Il s'entoure de marabouts, d'éminences grises, de services de sécurité, et, bien sûr, d'une cour inénarrable de serviteurs zélés qui lui servent d'"intendants", plus ou moins véreux, du royaume. Il achète les bravos des femmes, et les femmes tout court, autant que l'appui des églises toutes croyances confondues. A l'étranger - dont il redoute l'opinion publique - il soudoie politiciens et journalistes. Peu y résistent car le salaire est bon. L'opposition zaïroise a subi maintes fois ses assauts financiers...
Pour tout ce vaste programme d'inféodation généralisée, il faut beaucoup d'argent. Ce sera l'argent du Zaïre évidemment, provenant des mines de cuivre, cobalt, uranium, or, diamant etc. ainsi que de l'aide internationale. Mais ce sera aussi l'argent provenant de la vente du pays lui-même au plus offrant en "matabiches". Le résultat : la désintégration en tous domaines de ce qui fut en 1960 l'un des pays africains les plus prometteurs.
Emmanuel DUNGIA est né en 1948 au Zaïre, dans la province de l'Equateur. Licencié en sciences commerciales et financières, il est versé en 1978 dans le Service du Renseignement puis en 1980 dans la diplomatie, à Paris, Bruxelles et Rome. En 1989, il devient conseiller du ministre des Affaires étrangères Karl-I-Bond.
Il quitte son pays en mai 1991 pour s'exiler en Belgique.

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