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Le Musée des Supplices
Paperback / 362 bladzijden / uitgave 1974
taal (talen) : frans
uitgever : Henri Veyrier
ISBN : 2851990047
EAN : 9782851990044
afmetingen : 275 (h) x 215 (b) x 25 (dk) mm
gewicht : 1025 gram
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Depuis que le monde existe l’homme n’a cessé de contempler son image quil prétend calquée sur celle d’un Dieu parfait. Il se proclame le roi de l’univers, exalte sa science et mille formes d’art nées d’un génie fertile et prodigieux. Et pourtant, l’homme est un loup pour l’homme, un monstre, dit Montaigne. Rien ne le distingue plus des bêtes sauvages lorsque ses intérêts, sa vengeance, ses croyances entrent en jeu. Il en vient même à surpasser les fauves, ne connaissant ni jour ni saison, pour piller, violer, dévorer son prochain. Et, bien entendu, pour le faire souffrir. Car la torture est du domaine de l’homme et lui appartient : « Elle est une sorte d’inversion profanatoire de la pitié comme l’obscénité est une inversion profanatoire de la pudeur. » (Thierry Maulnier).

Refoulée par la vie en société, la peur du gendarme et de l’acte gratuit, la cruauté native de l’homme ne demande qu’à s’extérioriser. Les circonstances lui sont-elles favorables et l’impunité assurée ? aussitôt éclatent les conflits armés, les famines, les exterminations d’ennemis politiques ou de créanciers. Toujours une bonne raison vengeresse vient justifier les tueries, excuser les massacres. Qui donc voudra croire que l’exécution des Albigeois, des Sorciers, des Juifs et des otages, entre dans les vues de Dieu et les plans de la Nature ? Quelle fascination que celle de la guerre, quand on voit l’homme porter aux nues les hauts faits des conquérants, leurs carnages et leurs bains de sang ! Alexandre, César, Attila, Gengis Khan, Hitler — plus récemment, ont eu d’innombrables adulateurs. Rien ne vient ternir la gloire de Napoléon : ni les massacres de Jaffa, ni l’assassinat du duc d’Enghien, ni les fusillades d’Espagne, ni l’abandon des blessés pendant la campagne de Russie. Le sang des innocents éclabousse l’histoire de tous les peuples, mais l’amour de la Patrie l’emporte sur tout le reste. Le forban qu’ils ont choisi pour maître, leur apparaît comme un surhomme digne d’admiration et d’envie. Rares sont les voix qui, clamant dans le désert, comme celle de Barras, osent ramener le héros aux justes proportions d’un barbare sanguinaire :

« Lorsque, dans l’histoire de ce monde, écrit-il dans ses Mémoires, on aperçoit ces hommes, qui sous le nom de conquérants, se disent les chefs et les souverains de la vraie gloire, se repaître de sang et de carnage sur les champs de bataille ; lorsqu’on verra dans la suite des temps, un homme de ce caractère, destiné à les surpasser tous, raconter froidement, dans les bulletins officiels, comment viennent de périr sous ses yeux, par ses ordres, des milliers de ses semblables, dont l’addition présente une récapitulation de plusieurs millions; lorsqu’on lira dans ces affreuses pages, où il croit dresser des trophées, que c’était un beau [...]
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