Tout chercheur s’est déjà vu dans la situation du chasseur qui, traquant le lièvre, fait lever une compagnie de perdreaux. Nul doute que surpris par des battements d'ailes, il en repérera la chute. Une poursuite est née. C'est ainsi que, à la recherche de documents glyptographi-ques, il me fut donné de tomber sur cette collection particulière, inconnue et inexploitée à ce jour. Un rapide coup d'œil me confirma l’intérêt pour la recherche historique de cette découverte. A l’examen il apparut que ce lot de plans, dont on ne sait d’où ils proviennent, présentait la «version belge» des fortifications de la seconde moitié du XVIIe s., que la réputation de l’illustre Vauban avait fait sienne.
L’analyse critique de l’ensemble de ces documents nous aurait contraint à visiter de très nombreux dépôts d’archives locales, régionales, nationales, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, voire en Allemagne, en Espagne et en Autriche, nous aurait obligé à une connaissance approfondie de la topographie d'une cinquantaine de localités que seuls des érudits locaux acquièrent au bout de longues et patientes recherches. Tout cela aurait pris beaucoup de temps et aurait retardé d’autant la publication de ces plans et pis encore l’aurait interdite. Des circonstances étrangères à ces considérations scientifiques, mêlées d'opportunités, nous ont poussé à faire fi de ces scrupules, à livrer sans attendre à la sagacité des chercheurs ces documents ignorés à ce jour dans le double espoir qu’ils susciteront et des études complémentaires et une approche critique plus fouillée.

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