« Quel beau général on ferait de ce jeune homme » dit une dame en voyant passer Lazare Hoche, qui n'est que caporal quand éclate la Révolution.
Général, il le deviendra rapidement en 1794, après être passé par les grades intermédiaires, fruits d'actions d'éclat sur les champs de batailles.
La beauté, la valeur, la jeunesse, l'enthousiasme, la détermination du jeune officier, suscitent la jalousie, et, en cette période troublée, il se retrouve, sur dénonciation de Pichegru, à Saint-Just, enfermé à la Conciergerie, dont le 9 thermidor lui ouvrira les portes.
Appelé au commandement de l'armée des Côtes de Brest, il se montre aussi habile homme politique qu'homme de guerre, substituant à la rigueur et à la force, la douceur et la modération.
Tous les partis l'estiment pour sa droiture et le titre de : « Pacificateur de la Vendée », est l'un des plus beaux qu'il ait mérité.
Toujours sur la brèche, payant de sa personne, d'une sévérité inflexible, mais juste, il est adoré de ses soldats qui reconnaissent en lui un chef et qu'ils surnomment: «l'Ange botté».
Il fut en butte à la mollesse, aux intrigues, à la corruption des représentants aux armées et des directeurs.
« Image vivante des grands principes de 1789», comme l'a défini Rameau, ce fils de la République fut, comme le dira Gambetta : « un grand citoyen, un capitaine d'élite, un diplomate, un administrateur consommé, une grande conscience, et un héros. »
Il n'avait d'ambition que pour la France, comme l'a souligné Thiers : « la liberté pouvait applaudir sans crainte à ses succès et lui souhaiter des victoires. »
A Sainte-Hélène, Napoléon a reconnu la valeur de celui qui aurait pu être son rival : « Hoche fut un des grands généraux que la France ait produit. Il était brave, intelligent, plein de talent, de résolution et de pénétration », ajoutant : «Si Hoche avait vécu ou se fut trouvé sur mon chemin, je me serais rangé de moi-même, ou je l'aurais brisé. »
En effet, si Hoche avait vécu, le coup d'État du 18 brumaire aurait sans doute avorté : lui seul était capable d'empêcher Bonaparte de réussir.
La mort du jeune héros de 29 ans fut une calamité nationale. S'il avait vécu, Hoche aurait détourné le cours de l'Histoire.

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