C'était un colosse, une montagne, un ancien ouvrier débardeur qui goûtait fort le vin rouge, Vr notamment un certain malaga qui le mettait dans les meilleures dispositions et qu'il appelait lui-même, très poétiquement, 'le malaga des terrassiers'. Faber trouvait que ce breuvage lui enlevait de la douleur et le rendait aérien, l'aidait à hisser son quasi-quintal au sommet du ballon d'Alsace ou bien à gagner cinq étapes de suite dans le Tour de France, comme il le fit en 1909, ne consentant à perdre la sixième qu'au bénéfice de son demi-frère Ernest Paul.»
Extrait du roman Un Ténébreux de Jean-Louis Ezine
Franc, jovial, heureux de vivre, François Faber était le phénomène de l'époque. On se plaisait à voir l'immense étendue de ses possibilités. Hélas ! la guerre éclata. Luxembourgeois de naissance, mais Parisien d'adoption et Français de cœur, Faber eut, là encore, la réaction spontanée qu'il avait en course. Il s'engagea et fut tué au combat. Sa mort fut comme sa carrière : glorieuse. »
Extrait de la publication Le Tour a 50 ans de L'Équipe

gelijkaardige artikelen zoeken per categorie
gelijkaardige artikelen zoeken per onderwerp: