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Le Siècle du Train des Pignes: Réseau d'intérêt général des Alpes
Hardcover / 319 bladzijden / uitgave 2001
taal (talen) : frans
uitgever : Editions du Cabri
nummer : 1
ISBN : 2903310904
EAN : 9782903310905
afmetingen : 317 (h) x 237 (b) x 25 (dk) mm
gewicht : 1860 gram
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De la Provence de Giono, fleurant bon la lavande, à la Côte d'Azur, synonyme de vacances et de bronzages assurés, il existe un trait d'union tracé en force à travers les Alpes du Sud à la fin du siècle dernier: la ligne Nice - Digne-les-Bains des Chemins de fer de la Provence (C.P.).

Cette ligne à voie métrique, la seule encore en exploitation du vaste réseau de la compagnie du Sud-France, a été construite à l'époque où l'effort de la nation toute entière portait sur le désenclavement des régions les plus reculées. Pour la seule région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Sud-France, dont on peut encore voir le sigle «S.F.» dans la mosaïque au sol de la salle des pas perdus de la Gare du Sud à Nice, a construit et exploité le réseau d'intérêt général des Alpes (Nice - Meyrargues et Nice - Digne), le réseau d'intérêt local du Littoral (Toulon - St.Raphaël) et les Tramways des Alpes-Maritimes (T.A.M.). Cet ouvrage vous permet de tout savoir sur les origines, la construction et l'exploitation du réseau des Alpes, mais je ne doute pas que très rapidement l'auteur consacrera au réseau du Littoral et aux tramways une étude tout aussi documentée et intéressante.

Il est étonnant de constater, lorsqu'on découvre le monde ferroviaire, l'extrême engouement de ceux que l'on qualifie de passionnés, d'amateurs ou encore de «ferrovipathes». Autour des Chemins de fer de la Provence, le G.E.C.P. regroupe toutes ces bonnes volontés pour préserver et faire vivre le matériel historique. José Banaudo en est le vice-président et la cheville ouvrière. Si vous souhaitez le rencontrer, rien de plus simple, allez à Puget-Théniers où, depuis plus de dix ans, il consacre ses loisirs à la reconstruction de matériel, à l'entretien des machines à vapeur ou à la traction du train touristique. Les rares fois où il est absent, vous pouvez être certain qu'il parcourt le monde, Amérique du Sud, Portugal ou Chine, pour parfaire sa connaissance encyclopédique des trains.
Les rapports entre les professionnels et les amateurs ferroviaires sont quelquefois tendus, cela se comprend aisément, car il est difficile d'entendre, lorsque vous vivez tous les jours les aléas inhérents à une exploitation de service public de transport de voyageurs, les donneurs de conseils gratuits d'autant plus péremptoires qu'ils ignorent maintes fois les données économiques, politiques ou humaines. Avec José Banaudo, aucun problème, il fait partie de ces gens qui analysent, expliquent et convainquent, ;e plus souvent en s'impliquant personnellement pour mener à bien leurs projets. Ce fut le cas en 1985, lorsque nous déménagions les bureaux de la rue Dabray pour faire place à un groupe scolaire, où, en accord avec les responsables des archives départementales des Alpes-Maritimes, il se chargea de la préservation et de l'inventaire de tout ce qui n'était pas conservé pour les besoins de l'exploitation courante.

Il y a entre une ligne de chemin de fer comme celle qui relie Nice à Digne-les-Bains et la population qu'elle a pour vocation de servir, des rapports étonnamment affectifs et passionnels. La vie récente de cette entreprise tellement différente des autres prouve la capacité de mobilisation de ses clients, habitués ou non, de ses riverains et de son personnel. Ce réseau, à l'instar de oeaucoup de lignes ferroviaires françaises, a connu des périodes fastes et même des heures de gloire, notamment pendant la deuxième guerre mondiale lorsque Nice était ravitaillée via Digne ou Meyrargues. La ligne S.N.C.F. étant interrompue, l'effort des C.P. à partir de 1942 fut absolument remarquable. Il y eut aussi des heures noires avec la première menace de fermeture le 14 Juillet 1933, la fermeture de la ligne de Meyrargues qui ne se releva pas des dégâts occasionnés par la guerre, ou, plus proches de nous, la fermeture décidée par l'Etat en 1967, qui entraîna la création du S.Y.M.A. par les collectivités locales (Alpes de Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Nice et Digne), ou les vicissitudes de ces dix dernières années lorsque l'avenir de la ligne était pratiquement remis en cause à chaque réunion.
J'ignorais, fin 1979, en intégrant l'équipe des C.P., combien une entreprise pouvait être à ce point prenante, passionnante, dévorante.

Il doit y avoir un virus, car j'ai pu constater que cette passion était partagée par de nombreux interlocuteurs de tout rang et de tout grade, hommes publics ou acteurs de l'ombre, et ceci a permis depuis des décennies la préservation d'une richesse patrimoniale inestimable.

En lisant cet ouvrage, parfaitement documenté avec l'aide de tous ceux qui ont ouvert leurs collections souvent inédites, vous connaîtrez tout sur cette entreprise de transport unique en France et - ô combien - attachante, capable de déchaîner les pires inimitiés comme les amours les plus passionnées, et qui, pour son centenaire, va subir une cure de jouvence qui lui permettra d'être partenaire à part entière du développement économique des Alpes du Sud. Elle dispose d'atouts indéniables: potentiel de clientèle énorme (pour preuve le niveau de fréquentation important malgré des conditions techniques difficiles), disponibilité et sens du devoir de ses agents extrêmement soudés dans l'adversité, dimension humaine qui permet d'être proche du client et de s'adapter vite aux situations et, surtout, symbiose totale avec sa région, ce qui a même donné naissance au joli nom de «pays du Train des Pignes». Je sais la 'éticence de certains à cette appellation, mais je voudrais retirer à ces mots toute connotation péjorative pour ne retenir que leur pouvoir magique d'incitation à un voyage plein de charme et de poésie au coeur d'une des plus belles régions françaises.

Souhaitons que les vilains nuages noirs que nous avons connus trop longtemps au dessus des Chemins de fer de la Provence s'estompent rapidement et durablement et fassent place au ciel lumineux qui caractérise notre midi méditerranéen !
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