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Île de Pâques
Paperback / 136 bladzijden / uitgave 1988
taal (talen) : frans
uitgever : Créaphis
ISBN : 2907150057
EAN : 9782907150057
afmetingen : 330 (h) x 307 (b) x 12 (dk) mm
gewicht : 1130 gram
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Ce bel ouvrage de François Sagnes est un livre d'images très sobrement légendées. Voici qui nous change de l'abondante littérature, souvent abusivement bavarde, consacrée à l'Ile de Pâques et où le fantastique, parfois, tend à pallier les inconnus de la civilisation pascuane aujourd'hui disparue. Certains ont pensé à un continent englouti dont il ne resterait que ce grand rocher de cent quatre-vingts kilomètres carrés et qui aurait été le sanctuaire funéraire d'une population hautement civilisée et soudainement anéantie par ce cataclysme ; en fait, la connaissance que nous avons aujourd'hui des fonds du Pacifique oriental contredit cette hypothèse. Il ne s'y trouve aucune terre continentale émergée ou engloutie mais seulement une multitude de volcans entourés, comme l'Ile de Pâques, par des profondeurs marines considérables. D'autres, même, ont attribué à des extra-terrestres l'édification de ces prestigieux monuments que sont les ahu, vastes plates-formes lithiques surmontées de statues géantes sculptées dans la pierre, les moai. Ceux-ci furent dressés tout autour de l'île et y dominent encore le paysage, même en leur état actuel de ruine (quelques ahu ont été restaurés au cours de ces dernières années, notamment ceux de la baie d'Anakena, du centre cérémoniel de Tahai et Y ahu Akivi, l'un des rares qui n'ait pas été construit en bord de mer).
Il est vrai que ces monuments, leur gigantisme et leur nombre ont de quoi étonner. Roggeveen, qui découvrit cette île le jour de Pâques de l'an 1722 et lui donna ce nom, supposa que les moai avaient été modelés dans l'argile car les habitants ne semblaient pas disposer d'un outillage leur permettant de sculpter la pierre. On reconnut ensuite qu'ils avaient tous été taillés dans les tufs du volcan Rano Raraku (hormis quelques très rares en basalte) ; près de trois cents, terminés ou en divers états d'achèvement, s'y trouvent encore et l'on a l'impression que les sculpteurs ont cessé brusquement leur travail, abandonnant même leurs outils sur place : des pics en pierre volcanique plus dure que le tuf et non emmanchés. On s'est longtemps posé le problème du transport des moai depuis cette carrière jusqu'aux plates-formes auxquelles ils étaient destinés. L'île était en effet dépourvue de grands arbres à l'arrivée des premiers Européens, donc de matériaux pour faire des rouleaux et des leviers....d'où l'idée exprimée par certains auteurs que les anciens Pascuans disposaient d'un pouvoir surnaturel pour déplacer ces géants de pierre... En fait, des études palynologiques récentes, c'est-à-dire l'étude des pollens conservés dans le sol et leur datation, ont montré que l'île était boisée à l'arrivée des premiers Pascuans. La forêt s'est dégradée peu à peu et est devenue inexistante vers les débuts du XVII° siècle (mais les statues étaient déjà sur leur piédestal). Cette dégradation de la forêt s'explique par le fait que l'homme en a consommé plus vite les ressources que la nature ne pouvait les renouveler. L'équilibre écologique de l'île est en effet trèç fragile : manque d'eau du fait d'un sol très perméable, ensoleillement et vents presque constants gênant la bonne venue de la végétation.

L'origine réelle du premier peuplement de l'Ile de Pâques est un autre problème et depuis longtemps débattu. C'est la plus isolée des îles de l'Océanie, à deux mille kilomètres de Pitcairn à l'ouest, inhabitée lors de sa découverte par les Européens, à quatre mille kilomètres de Tahiti et un peu plus encore des côtes sud-américaines. Les ancêtres des populations actuelles sont-ils bien les descendants des premiers colonisateurs de l'île et les bâtisseurs de ses monuments ? Certains ont pensé que leur faible nombre et leur état technique et social ne leur auraient pas permis de construire des édifices si imposants et si nombreux, et que ceux-ci étaient l'oeuvre d'une population antérieure, d'origine différente et dans un état plus avancé de civilisation.

C'est ainsi que dès les années 1940, le norvégien Thor Heyerdhal a défendu l'hypothèse de l'origine amérindienne des premiers Pascuans : des bâtisseurs péruviens, arrivés sur des radeaux en balsa, et en partie exterminés en des temps très récents, par des envahisseurs océaniens. Tous les spécialistes s'accordent au contraire pour penser aujourd'hui que ces premiers colonisateurs étaient des Polynésiens, en se fondant sur [...]
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