Depuis le début du siècle, de nombreux Auvelaisiens ont chanté leur petite ville. Parmi ceux-ci, il convient de citer les abbés Edouard Clausset et Gustave Mauclet, auteurs d'une Histoire d'Auvelais et d'Arsi-mont (1905-1906) et, en deux tirages, d'une Histoire d'Auvelais (1930 et 1931); Oscar Mollet, écrivain dialectal, auteur de nombreux textes relatifs à Auve-lais; François Sarteel, père spirituel de la Cité du Porion et de ses dignes ambassadeurs les géants Jean le Porion et Marie D'El Potée, qui écrivit aussi quelques belles pages sur l'histoire d'Auvelais; Willy Félix, écrivain dialectal et parolier du chant local: «Gn'a qu'a Auvelais».
Aujourd'hui, à l'heure où s'affirme auprès du grand public un intérêt accru pour une meilleure connaissance du passé de nos villes et villages, il nous est apparu opportun d'apporter notre modeste contribution à l'étude du vieil Auvelais.
C'est pourquoi, nous avons réalisé ce recueil de souvenirs. Nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous ont apporté leur aimable collaboration et en particulier monsieur l'abbé Jean Gilson, curé-doyen d'Auvelais et messieurs Jules Dalebroux, Paul Jacque-min, Adelin Noël et André Sevrin.
Auvelais
Dans la province de Namur, à mi-chemin entre Namur
et Charleroi, se trouve une petite «ville» qui a nom
Auvelais. Capitale de la région de la Basse-Sambre, centre industriel et commercial, Auvelais est actuellement la commune pilote de l'entité de Sambreville. Auvelais fait partie du bassin de la Sambre. Cette rivière traverse la commune du nord-ouest au sud-est sur environ 7 500 mètres. Un ruisseau, la Biesmes, du celtique Bebrona: ruisseau des castors, se jette dans la Sambre à Auvelais, en aval de l'ancienne écluse de la Prée.
Auvelais devrait son nom à une pommeraie ou verger situé sur la rive droite de la Sambre. Tel est l'avis du chanoine Roland, historien bien connu du début du siècle. Cette explication est contestée par quelques érudits en science étymologique. Il semble qu'Avelois provient du latin «abellana» traduction de bois de coudrier. Un autre signale que le mot «abellana» a donné Aveline, fruit de l'avelinier, variété de noisetier. Le quatrième expert tire Auvelais du latin «albel-lus», d'où peuplier blanc. Enfin, un cinquième expert affirme qu'il s'agit d'un collectif de nom d'arbres et qu'Auvelais signifierait bois de peupliers blancs. Qui a raison?
A travers les siècles on trouve de nombreuses variantes du nom: Nauloiz ou Navloiz et Avoloit en 1113, Auvlois et Avulois en 1138 et 1246, Aulois ou Avlois en 1151, Auloiz ou Avloiz en 1225 et Avelois ou Auvelois qu'on rencontre jusqu'au siècle dernier. La graphie Auvelais, qui était déjà utilisée depuis longtemps, deviendra officielle le 6 juin 1900.

gelijkaardige artikelen zoeken per categorie
gelijkaardige artikelen zoeken per onderwerp: