Dans la programmation de la politique d'expositions créative et démonstrative menée par les Musées Communaux de Bruges, l'exposition « De Memling à Pourbus », ou « Bruges et la Renaissance », peut être considérée comme la conclusion provisoire d'un cycle consacré à la peinture flamande ancienne et qui a duré près d'un siècle. Comme chacun sait, cette impressionnante série de manifestations temporaires a débuté en 1902, en pleine efflores-cence Art nouveau, avec la première grande exposition des Primitifs flamands.
Entre cette manifestation novatrice du début du siècle et le projet actuel s'étale un éventail d'expositions au fil desquelles la ville de Van Eyck et de Memling s'est profilée comme le centre incontesté de l'étude des « Maîtres anciens ». De plus, l'exposition « De Memling à Pourbus » voit le jour à l'approche du tournant du siècle et du millénaire, et plus particulièrement de l'an 2002, date magique pour l'histoire de la culture et de l'art brugeois puisque, nommée « capitale culturelle » de l'Europe, Bruges aura également à relever un défi important dans le domaine muséologique.
C'est surtout depuis la construction en 1930 du nouveau Musée Communal des Beaux-Arts de Bruges, ou Musée Groe-ninge, que les expositions prestigieuses - et caractérisées par le sens de la complémentarité - se sont succédé avec une belle régularité, et presque toujours entre les murs de cet édifice de dimensions modestes. Dans ce cycle muséologique brugeois, on citera la « première » exposition Memling en 1939, « Gérard David » en 1949, « Le Portrait dans les anciens Pays-Bas » en 1953, « Le Siècle des Primitifs flamands » en i960, « Jan Gossaert Mabuse » en 1965, « Primitifs flamands anonymes » en 1969, « Pierre Pourbus » en 1984 et l'exposition « Hans Memling. Cinq siècles de réalité et de fiction » en 1994.
L'exposition Pourbus, qui ne fut pas organisée au Musée Groeninge mais à l'ancien Hôpital Saint-Jean (Musée Memling), a prouvé que, datant du Moyen Age, les salles des malades de cette monumentale institution caritative pouvaient offrir à une exposition un cadre plein d'atmosphère.
Ce complexe séculaire ayant été soumis à une restauration complète afin d'accueillir bientôt à nouveau les collections Memling et de l'hôpital, il a paru opportun de profiter de cette nouvelle infrastructure pour abriter l'exposition « De Memling à Pourbus », qui déborde toutefois largement sur le site occupé par l'hôpital au xixe siècle, le motif essentiel de cette double localisation étant de garantir un confort optimal à des milliers de visiteurs. Le commissariat de l'exposition a d'ailleurs été assuré, avec une efficacité digne d'éloges, par Hilde Lobelle-Caluwé, conservatrice de ce patrimoine hospitalier.
En ce qui concerne le contenu scientifique et l'intérêt historique de cette exposition, qui comporte quelque 250 pièces, nous renvoyons à l'introduction du professeur Maximiliaan Martens, qui a également assumé la rédaction en chef du catalogue et qui a siégé au comité d'histoire de l'art de l'exposition, aux côtés de Paul Huvenne, directeur du Musée des Beaux-Arts d'Anvers. La rédaction finale du catalogue de l'exposition a été confiée à Anagram, tandis que la Stichting Kunst-boek s'est chargée du graphisme et de l'impression.
A l'invitation du comité scientifique, pas moins de vingt auteurs belges et étrangers ont participé à la rédaction de ce catalogue. Leurs études et notices sont aussi diverses qu'intéressantes. Devant l'ampleur du texte et des illustrations, qui avaient doublé par rapport aux prévisions, il a été décidé de publier un volume supplémentaire.
La première partie, le Catalogue proprement dit, contient toutes les contributions ou essais introductifs, ainsi que les biographies des artistes, les reproductions en couleurs et les données d'identification [...]

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